RADIOGRAPHIE
Les aspects radiologiques de l’arthrite chronique déformante sont multiples et variables. Il est impossible de les faire rentrer tous dans le cadre précis de types bien caractérisés.
Toutefois, pour la commodité de leur description, nous éroyons utile de reprendre dans ses grandes lignes la classification adoptée par Duvernay et que nous avions déjà utilisée pour l’étude anatomique des lésions.
Il est dès lors possible de faire rentrer à peu près tous les cas observés dans deux grandes classes :
— une forme où la morphologie générale de la hanche est conservée ;
— une forme où la morphologie normale a disparu.
Arc forme :
Forme où la morphologie générale de la hanche est
conservée.
L’aspect varie suivant l’époque où l’on se trouve de
l’évolution de l'affection,
ten
A. — Cas au début : mA
La tête fémorale et le cotyle ont conservé leur forme, mais apparaissent décalcifiés, parfois l'os présente un aspect légèrement pommelé, L'interligne est flou. Il
FiG. 7. — Arihrite chronique au début (Observation XVII, D' LANCE)
Léger pincement articulaire. D fémorale. Petites exostoses cotyloïdiennes,
éformation de la surface articulaire
ADN
existe un pincement articulaire, le plus souvent à la partie supérieure, parfois, au contraire, au niveau de la partie inférieure de l’article.
Le plus souvent, des ostéophytes légers se sont formés qui sont visibles surtout au niveau du rebord cotylotïdien.
Le col fémoral apparaît parfois diminué de longueur et son angle d’inclinaison sur la diaphyse semble augmenté (coxa valga). Mais pour juger avec certitude de ces déformations il faut préciser la situation exacte de l'extrémité supérieure du fémur. Ea effet, il est souvent difficile de placer en légère rotalion interne de 30° un malade alteint d’arthrite chronique. Or, on sait (Collen, Ducroquet) que, seule, celte position donne une projection exacte de l'extrémité supérieure du fémur.
La radiographie de profit est de peu d’utilité dans ces cas au début.
B. — A un stade plus avancé :
Les ostéophytes ont augmenté considérablement, en nombre ei en volume. Ils sont visibles maintenant, non seulement sur le cotyle, mais aussi au niveau du fémur.
Au niveau du rebord cotyloïdien, ils forment un seuil venant se glisser sous le contour inférieur de la tête fémorale.
Au niveau du fond du colyle, la présence d’ostéophytes donne un aspect de double fond, aspect qui demeure toujours discret dans cette forme.
… Du côté fémoral, les ostéophytes forment une sorte de couronne, de collerette irrégulière qui croise le col à
en ee
Son union avec la Lête ct qui déborde au-dessus et au-
dessous de lui, masquant plus ou moins loin ses bords.
FIG. 8. — Arthrite chronique proliférante (Observation XVIII D' LANCE) Pas de grosses déformations de Ja tête fé d'ostéophytes à l’uni fond cotyloïdien. E
morale, mais couronne on de la tête et du col. Aspect de double xostoses sus et sous-cotyloïdiennes.
(Même malade que figure 7, mais 6 ans plus tard) |
tte Lies
Parfois, quelques ostéophyles sont perceptibles au niveau du grand trochanter.