C. — Plus tard enccre
Les ostéophytes ont, le plus souvent, fait disparaître toutes traces nettes d’interligne. Les néoformations fémorales el coxales se sont réunies créant une ankylose à type périphérique.
Beaucoup plus rarement, on observe la production d’une aukylose centrale succédant à la forme que nous avons décrile au début. Les ostéophytes n’ont pas alors augmenté d'importance, mais l’extrémité Supérieure du fémur s'est soudée à l’os iliaque el il arrive qu’on puisse suivre alors des travées osseuses entre la tête et le cotyle.
Dans tous les cas, pendant la période de construction osseuse, on peut observer une décalcification de la région trochantérienne, du col ou de l'aile iliaque, qui semble alors témoigner d’un processus de mutation calcique locale, tel que l’ont décrit Leriche et Policard.
2° forme :
Forme où la morphologie normale a disparu.
Dès le début, alors que c’est parfois à l’occasion d’une symptomatologie très fruste que l’on a pratiqué un radiographie, on constate déjà de grosses déformations | articulaires.
À un premier degré, on trouve :
Une tête fémorale aplatie et agrandie aux dépens de sa partie supéro-externe. La tête a conservé à peu près
FiG. 9. — Arthrite chronique déformante au début (Observation XV)
Ici c'est la déformation de la tête fémorale qui est surtout marquée. Il ÿ a peu de productions ostéophytiques. La tête réalise l’aspect en ‘as de pique ” décrit par M. le P° MAUGLAIRE.
sa courbure correcte dans sa partie inférieure, La surface articulaire à sa partie supérieure atteint presque le grand trochanter,
De telle sorte que le col apparaît comme diminué de longueur surtout aux dépens de son bord supérieur ; en réalité, cet aspect est dû à l’empiètement de la surface articulaire de la tête et l’on peut retrouver le col au cours des interventions. Il a souvent conservé sa direction normale, parfois l’angle d’inclination paraît augmenté (nous avons déjà vu quelle était la valeur de ce symptôme) parfois au contraire il existe une image typique de coxa vara associée aux déformations de la tête. Nous verrons les conclusions que l’on peut alors tirer à propos du problème étiologique de l'arthrite chronique.
La cavité cotyloide est encore assez peu déformée, elle est agrandie en forme de demi citron, ie rebord cotyloïdien s’évase en haut surtoutet le sourcil surplombe un peu lasurface articulaire, réalisant une image de subluxation. Fréquemment, on trouvera alors l’image de double fond, comme si un rideau osseux était venu combler le fond du cotyle et repousser en dehors la tête fémorale.
L’interligne est irrégulier. Les deux lignes qui le limitent sont souvent bien séparées en haut et au contact en bas, réalisant pour Beaujard une sorte de pincement articulaire inférieur, inverse de celui observé dans la coxalgie.
Le cintre cervico-obturateur est rompu.
La radiographie de profil pourra être utile dans cette forme en montrant comment la surface articulaire empiète sur le col. On constatera qu’elle déborde en général beaucoup plus sur la face antérieure de celui-ci que sur sa face postérieure.
PADOVANI k
À un degré plus marqué :
On trouve une déformation considérable de la tête fémorale. C’est dans ces formes que l’on peut parler d’une véritable épiphysiolyse. Tout se passe comme si
FiG. 10. — Arthrite chronique déformante à un stade plus avancé (Observation I)
La surface articulaire fémorale empiète sur le col jusqu’au trochanter. Le fond de la cavité cotyloïde est comblé par des ostéophytes. On devine des ossifications capsulaires étendue >
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