Causes générales
On peut dire que dans l’ensemble ces causes d’ordre général créeront surtout un terrain favorable à l’évolution de la lésion, qu’elles constitueront en somme les causes prédisposantes de l’affection, mais elles ne peuvent nullement expliquer la localisation au niveau de la
hanche,
Le rhumatisme chronique :
Cette étiologie fut la première qne l'on attribua à Parthrilte chronique. C’est au rhumatisme que la rattachaient Charcot et par la suite la plupart des auteurs jusque vers 1908.
Cette théorie était fondée sur des considérations anatomo-pathologiques. Ce sont des lésions cartilagineuses de même nature que l’on rencontre en effet au niveau de la hanche atteinte d’arthrite chronique, ou au niveau des articulations atteintes de rhumatisme chronique polyarticulaire.
Mais en clinique, on peut remarquer, comme du reste Charcot le fit déjà en 1853, que l’arthrite chronique de la hanche reste en général localisée à cette articulation,
sans que l’on puisse voir éclore chez le même malade
d’autres foyers rhumatismaux.
Cependant, il n’est pas rare de trouver dans les antécédents familiaux des malades des cas de rhumatisme chronique, et de pouvoir y mettre en évidence des manifestations variées d’arthritisme.
En conclusion, nous pouvons penser que si le rhumatisme constitue une cause prédisposante, il faut quelque chose de plus pour déterminer celte lésion si spéciale à la hanche et n’évoluant que sur elle.
D'ailleurs, en parlant de rhumatisme, n’est-ce pas avouer notre ignorance, en invoquant une affection dont il resterait encore à déterminer la nature exacte,
ERRON Les troubles endocriniens.
C’est en cherchant à élucider l'étiologie du rhumatisme.que l’on a été amené à attribuer à des troubles endocriniens l’origine des arthrites chroniques de la hanche. Mais on peut hésiter à admettre, là encore, qu'un pareil facteur agisse autrement que comme élément favorisant, qu'il s'agisse de troubles d'insuffisance ovarienne (ménopause) ou d’hyperfonctionnement des parathyroïdes.
On a incriminé surtout Pinsuffisance ovarienne. Il est en effet fréquent de voir se manifester les premiers symptômes de l’arthrite chronique au voisinage de la ménopause, et cette notion ne doit pas être perdue de vue lorsqu'on institue un traitement chez de telles malades, car l’opothérapie ovarienne pourra donner des résultats appréciables.
On a pu aussi, à la suite des beaux travaux de M. Leriche, qui a bien montré son rôle dans l’étiologie de certaines polyarthrites ankylosantes, invoquer un hÿperfonctionnement des parathyroïdes. A dire vrai, il est assez difficile en-pratique de déceler ces troubles parathyroïdiens. Seule, une hypercalcémie marquée pourrait y faire songer. D’ailleurs, il n’y a pas eu à notre connaissance d'essais thérapeutiques effectués dans cette voie. ;