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la-hanche n’est pas encore ankylosée. Seule, l'abduction est complètement arrétée.Mais les douleurs ont presque entièrement disparu et le malade marcheinfiniment mieux qu'avant l'intervention.
Revu en mai 1931, le malade marche avec une canne, Les douleurs sont presque nulles,
Obs. XVII (Dr Lance) (Présentée à la Société Nationale de Chirurgie le 11 juillet 1928). — Mme B..., 40 ans, est venu consulter à la fin de 1921 pour une arthrite déformante douloureuse de la hanche gauche. Les douleurs remontent à près de trois années. Elles surviennent par crises et surtout la nuit. La hanche est fixée en flexion adduction légère. Les mouvements $ont très limités par la contracture, le raccourcissement réel du membre atteint 2 em. 5 environ. La radiographie montre un col fémoral bossu incurvé à sa partie moyenne, une tête fémorale aplatie, étirée vers le bas. L’interligne articulaire est très flou.
La malade présente des arthralgies dans les genoux, les épaules et des périostoses des os du crâne et du tibia que l’on rattache à l’hérédo-syphilis.
Elle est mise à un traitement intensif qui amène la disparition des arthralgies, mais non des douleurs de la hanche.
Aussi en 1922, pratique-t-on un redressement forcé du membre avec mise dans un appareil plâtré qui est laissé trois mois puis remplacé par un celluloïd de marche.
La malade, toujours soumise au traitement spécifique et dans un celluloïd, reprend la marche et dans ces conditions les douleurs sont minimes. Mais la malade, obèse, est gênée par le port de l'appareil et désire l'enlever. Toutes les fois qu'un essai dans ce sens est tenté, les petits mouvements qui persistent dans l’articulation déterminent des douleurs.
C’est ainsi qu'après à peu près quatre années d'immobilisation plus ou moins complète, on en vient à proposer une arthrodèse extra- articulaire. qui est acceptée.
Le 44 novembre 4926, anesthésie à l’éther, prise d'un greffon tibial de dix centimètres, puis malade couchée sur le côté, inci-
sion de Mathieu. Une forte sonde cannelée point de repère est passée sous les muscles pelvitrochantériens, Section du trochan-
Fi. 44. — Obs. XVII (D' Lance) DE
Arthrodèse extra articulaire (Deux ans après l'intervention)
ter au ciseau à résection du genou, relèvement du lambeau, dé- | -nudation à la rugine de la fosse iliaque, abaissement d’un volet
osseux iliaque, On complète le contact par un deuxième petit volet pris sur le-bord antérieur du trochanter et basculé en haut,
On place le greffon tibial sur la tranche osseuse, on rabat dessus le grand trochanter, on le fixe avec une vis à bois. Fermeture. Pansement,
Durée : quarante-cinq minutes.
Celluloïd fait à l’avance.
Suites opératoires très normales.
Le malade se lève au bout d'un mois et marche avec deux cannes. La radiographie faite à cette époque montre que le pont osseux est volumineux mais assez flou.
L'appareil a été abandonné au bout de trois mois.
Depuis l'opération jamais la malade n’a souffert de la hanche. Le traitement spécifique a été continué jusqu'au début de 1998.
Vue en mars 1928 la malade marche sans aucune douleur, Une radiographie faite à ce moment montre que le pont osseux s’est considérablement élargi et densifié. D'autre part l'articulation a repris des contours nets et l’espace articulaire est devenu clair.
Obs. XVIII (Dr Lance). — M. L..., 25 ans, fondeur, souffre de la hanche gauche depuis l’âge de 16 ans. C’est brusquement en 1922 qu'il a présenté une crise de rhumatisme (?) généralisé, traitée par le salicylate. L'affection se localise rapidement à la hanche gauche et à un doigt {celui-ci aurait alors suppuré). Le malade est plâtré et garde le lit pendant deux ans.
Depuis marche avec beaucoup de peine, souffre violemment de la hanche gauche. Il ne peut s'habiller seul. Il ne peut plus travailler.
À l'examen le 14 mars 1928, on constate une hanche gauche presque ankylosée. Pas de mouvements de rotation ni d'adduction, Flexion 30°. Abduction 15° possibles.
Tête fémorale saillante en avant et en haut, Grand trochanter remonté de 15 mm. environ.
On prend connaissance de trois radiographies :
1re radio : faite à la sortie du plâtre le 17 mai 1922. On voit un simple pincement articulaire. Pas de double fond; |
2° radio (reproduite figure 7) faite le 30 août 1922. Image de
double fond. Irrégularités de la tête fémorale. Amorce de seuil et palier ;
3 radio (reproduite figure 8) faite le 24 octobre 1927. Enorme palier osseux et seuil. Couronne d'ostéophytes déformant la tête fémorale.
Intervention le 28 juin 1928. — Anesthésie à l’éther. Incision d'Ombredanne. Arthrodèse extra-articulaire par deux lambeaux iliaque ettrochantérien et greffe ostéo-périostique de Delagenière, vissage du trochanter.
Plâtre articulé jusqu’au début de septembre 1998, Marche avec des cannes depuis le 18 juillet jusqu'au mois d'octobre. Depuis marche sans cannes.
Revu le 6 février 1929. — Il existe des mouvements assez étendus. Flexion. Extension 15° environ. Il y a des mouvements au niveau du greffon qui est probablement rompu,
Et cependant les douleurs ont disparu. Le malade se déclare enchanté, Il a repris son travail, est debout toute la journée et dirige quarante ouvriers.
À la radiographie ; épaississement et calcification irrégulière des greffes. Espace articulaire redevenu clair.
Obs. XIX (D' Lance), — Mme J..., 54 ans, vient consulter le 10 octobre 1928 pour une affection douloureuse de la hanche gauche qui a débuté à l’âge de 30 ans, au cours d’une grossesse. Depuis lors la malade a subi de nombreux traitements médicamenteux et a fait une cure à Chaudesaigues sans pouvoir enrayer l’évolution de l'affection.
Elle se plaint de douleurs violentes au niveau de la hanche, survenant aussi bien la nuit que le jour. Depuis le début de 1928, ressent quelques douleurs au niveau de la hanche droite.
L'intensité des douleurs est telle qu’elle a amené la malade à faire emploi de morphine. :
À l'examen, hanche gauche fixée en adduction. La flexion est très douloureuse et limitée à 300. Légère rotation externe. Au
niveau de la hanche droite tous les mouvements sont normaux,
A CEE PS
he A DE
À la radiographie aspect de subluxation, toit cotyloïdien oblique. Lésions d’arthrite déformante,
Fic. 45. — Obs. XIX (D' LANCE) s Arthrodèse extra articulaire
(Un an après l'intervention)
Réaction de Wassermann négative,
- Urée sanguine normale,
Intervention le 19 novembre 1928. — Arthrodèse extra-articulaire.
Incision d'Ombredanne. Procédé de P. Mathieu. Il existe une grande distance entre le trochanter et la fosse iliaque et le pont arrive à peine au contact du grand trochanter. Fixation avec deux catguts sans vis.
Plâtre articulé
Suites opératoires : Evacuation d'un petit hématome.
La malade ne pouvant supporter un appareil plâtré pour la marche, on lui applique un celluloïd qu'elle enlève le soir.
Le 7 décembre 1930: les douleurs ont considérablement diminué, la malade a recouvré le sommeil et n’a plus recours à aucune médication. Cependant il lui est difficile de marcher sans
aucun appui.
Obs. XX (Service de M. le Dr Mocquor). — M, Le H..., 65 ans, entré dans le service de M. le Pr Lemierre pour morbus coxæ senilis. Passé dans le service de M, le D' Mocquot où l’on constate une arthrite de la hanche gauche avec grosse déformation de la tête et image de subluxation L'histoire est ancienne, a débuté pendant la guerre et le malade | est réformé pour cette affection.
L'état général ne paraît pas très bon, cependant rien de précis
n'est décelable, le taux d’urée sanguine à 0.40, On se décide à faire, le 4 novembre 1930, une arthrodèse extra-articulaire (procédé de P. Mathieu). Plâtre pelvi-crural.
Suites opératoires normales. Mais vers le 30e jour, le malade se plaint de souffrir de son plâtre. On s'aperçoit alors qu'il présente un œdème des membres inférieurs qui coïncide avec une oligurie très nette. On enlève l'appareil plâtré. Urée sanguine 0 gr. 35. On met le malade au régime déchloruré et au scillarène. Tout semble s'arranger, les œdèmes diminuent, Mais bientôt, les accidents reprennent. On note des accidents d’œdème cérébral et le malade meurt lé 9 décembre 1930.
À ce moment, l’ankylose de la hanche était presque complète,
Obs. XXI Dr Sauvace). — MmeM... Lucienne, 39 ans, entre dans le service de M. le Pr Gosset le 15 décembre 1930 pour phénomènes douloureux au niveau de la hanche droite ayant débuté en août 1929.
A cette époque, les douleurs à siège inguinal dont se plaignait la malade ont été attribuées à un fibrome utérin et on a pratiqué une hystérectomie.
Les douleurs ont persisté après l'intervention, On remarque alors les signes d’une arthrite chronique de la hanche que l'on traite d’abord par la diathermie sans résultats. Enfin, on pratique 5 séances de radiothérapie qui n'’amènent aucun soulagement.
Le 24 janvier 1931, arthrodèse extra-articulaire par le procédé de P. Mathieu Grand plâtre pelvi-crural. Le plâtre est enlevé au bout de 30 jours et remplacé par un plâtre bilvalve qui est gardé un mois. Puis un mois d'immobilisation sans plâtre.
Lever le 100e jour. Le 115° jour, à l'examen, il persistait encore une légère mobilité surtout- marquée pour les mouvements
de flexion.
Obs. XXII (D' P. Marmimu). — M. B.., vient consulter le D' Mathieu en 1927 pour des douleurs siégeant au niveau de la hanche et ayant débuté il y a quelques mois. On trouve tous les - signes cliniques et radiologiques d’arthrite chronique avecimage de subluxation.
Le malade, boxeur, désire conserver la mobilité de son articulation. On pratique donc une butée-ostéoplastique.
Suites opératoires normales,
Le malade revu en 1930 se déclare très satisfait du résultat de l'intervention, Les douleurs ont à‘ peu près complètement disparu.
Obs. XXII. — Mme G..., 45 ans, vient consulter en mars 1930, dans le service de M. le Dr Mocquot à l'hôpital Bichat. Elle se plaint de douleurs apparues depuis plusieurs années (18
Fe. 49. — Obs. XXII
F1G. 48. — Obs. — XXII
, . O7: 44 ans environ), au niveau de la hanche droite, siégéant en arriere au niveau de la fesse et irradiant le long du sciatique. Douleurs
qui sont devenues vraiment très marquées depuis quelques mois.
Fi. 50. — Obs. XXIII
A l'examen, signes d'arthrite de la hanche droite. Signe du soulier peu net. ; Radiographiquement, toute l'extrémité supérieure du fémur est augmentée de volume, surtout le col. On voit que la surface articulaire déborde sur ce col L’interligne est un peu flou ; il existe une image de double fond. Ostéophytes discrets au pourtour de la tête.
Malgré un Wassermann négatif, la malade est mise au traitement par le quinby. Elle reçoit 10 piqûres sans amélioration. Pendant ce traitement, elle se fracture l'extrémité inférieure du radius gauche qu'elle consolide normalement Elle a été immobilisée pendant la durée du traitement bismuthique et cependant, dès la reprise de la marche, les douleurs réapparaissent.
On lui donne alors un traitement par l'iode. Aucune amélioration. Puis 12 séances de diathermie et ensuite 7 séances de radiothérapie profonde sans résultats. Enfin, 10 séances d'ionisation salicylée n'amènent que des troubles d'intoxication sans aucune amélioration.
Suit à nouveau, actuellement, un traitement par rayons X.
Obs. XXIV (D' Lance). — Mile M... (OL.), 38 ans.
Le début remonte nettement à l'enfance. A l’âge de 7-ans, la malade à présenté une affection douloureuse de la hanche, qualifiée coxalgie, pour laquelle elle a été immobilisée. L'affection a évolué par poussées successives pendant deux ans environ.
La malade raconte que déjà, vers 9 ou 10 ans, elle était obligée de s'asseoir pour mettre sa chaussure, ce qui lui attirait des réprimandes paternelles.
Depuis lors, elle a parfois présenté quelques douleurs, mais sans que la marche soit troublée, Elle a pu faire même de longues excursions en montagne.
Ce n’est que depuis deux ou trois ans qu'elle a présenté des douleurs à l'occasion de la moindre fatigue, douleurs siégeant en arrière. Elle se plaint en outre d’avoir eu plusieurs crises de blocage de sa hanche, à l’occasion d'un départ ou d’un arrêt brusque. ;
Ilyaun an, elle est allée consulter M. Lance qui lui a conseillé la radiothérapie. Elle a subi 7 séances qui ont entrainé une disparition quasi complète des douleurs.
Obs. XXV (Service de M. le Pr Gosser). — M. H... Henri, 51 ans, entre dans le service de M. le P' Gosset pour douleurs au