OBSERVATION IX
Fracture du fémur consolidée il y a vingt-six ans. Examen physique et fonctionnel du membre.
Turpin (Hubert), âgé de 70 ans, horloger, entre le 12 juin 1870, salle Sainte-Vierge, n° 11, pour une entorse avec mobilité latérale du genou droit, avec soupçon de quelque fraciure partielle. Il porte, en outre, un ses semi-chaud au-devant du sternum.
. En examinant le malade on découvre une déformation du fémur droit, provenant d’une ancienne fracture consolidée. C’est en 1842 que
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l'accident mentionné est arrivé au malade, qui fut traité par Boyer, à l’Hôtel-Dieu, On lui avait mis pour tout appareil une attelle externe reposant sur des compresses qui s’imbriquaient autour de la cuisse; le tout formait une espèce de Scultet fort imparfait; aussi, au: bout de quatre mois, le traitement aboutit à un défaut de consolidation et le malade dut rester sept mois à l’hôpital.
Voici quel est aujourd’hui l’état physique et fonctionnel du membre :
On trouve un déplacement angulaire (angle ouvert en dedans), un déplacement suivant l’épaisseur, le fragment inférieur étant dirigé en arrière, où il est facile à sentir entre les muscles: la conséquence de ces déplacements persistants est un cal volumineux, gros à peu près comme une pomme d’api, et appartenant surtout à l’extrémité inférieure du fragment supérieur. La mensuration donne le raccoureissement ainsi qu’il suit :
ITembre gauche, Droit.
Epine iliaque à malléole externe . . ..... On ,88 0,83 — — INCENe M 001 On,814L
Le malade prétend ne pas boiter; il marche sans canne, et c’est seulement quand il va à reculons qu’on s'aperçoit qu’il est sujet à une faible claudication. Sa fracture ne l’a pas empêché d'exercer sa profession, qui est celle de maître d'escrime et de canne. Aujourd’hui, malgré un peu de raideur de genou qui a persisté à la suite de son entorse, il boite à peine. Il nous fait observer que son épaule droite est, depuis sa fracture, un peu plus haute que l’autre.
Il sort le 6 juillet pour retourner chez lui.