‹ L'arthrite du genou et de l'épanchement articulaireChapitre 25 sur 49 · APPARITION DE L'ÉPANCHEMENT · texte numérisé non relu

APPARITION DE L'ÉPANCHEMENT

Nos observations nous ont fait admettre que toute fracture du fémur est nécessairement suivie d’un épanchement séreux dans l'articulation du genou; elles nous montrent en même temps que l'apparition de ce phénomène a lieu à une époque variable suivant les conditions dans lesquelles s’est produite la solution de continuité de l'os.

Ces différences tiennent soit aux lésions anatomiques de la fracture, soil à la constitution et à l’âge du sujet. Nous les envisagerons successivement.

De toutes ces causes, celle qui avance ou recule le plus constamment la date du début de l’épanchement est le s2ége même de la fracture. Les faits que nous citons concordent pour prouver que l’épanchement apparaît d'autant plus promptement que le fémur est brisé plus près de l'articulation. Nous avons vu traiter dans le service de M. le professeur Gosselin 16 de ces fractures pendant les années 1870-1871, et dans 4 de ces 16 cas, les seuls où la fracture siégeât au tiers inférieur de la diaphyse ou au-dessus de l’épiphyse (Obs. IT, VIIT, XX et XXI), l’épanchement fut manifeste avant que 24 heures se fussent écoulées. Les observations que M. Alison à réunies dans sa thèse confirment notre opinion très-arrêtée à cet égard; les 5° et 6° cas qu'il rapporte sont des exemples de développement dans les 24 heures d'un épanchement du genou à la suite de la

Page 1