MARCHE
De tout ce qui précède nous pouvons conclure qu'au point de vue de la marche, l'affection du genou consécutive aux fractures de cuisse présente deux variétés principales réunies à la vérité par un grand nombre de degrés intermédiaires qui atténuent la transition par laquelle on passe de la première à la seconde.
Dans l’une, l’épanchement apparaît de bonne heure, atteint bientôt un point élevé, s’accompagne alors de sensibilité et même de vive souffrance. Tel est l’épanchement qui fait suite aux fractures du tiers inférieur, lorsque la cause traumatique à laissé après elle des phénomènes de forte contusion, surtout si le malade n’a pas encore dépassé l’âge de l’adolescence. La présence du liquide dans ce cas est encore manifeste bien après que la fracture est arrivée à parfaite consolidation.
Dans l’autre forme l’épanchement n’apparaît que tardivement, la douleur est souvent plus vive encore que dans le cas précédent, mais ces phénomènes disparaissent plus vite et plus complétement comme nous le ferons observer encore en parlant des terminaisons. C’est ce qui arrive dans les fractures de cuisse siégeant vers le tiers supérieur ou au-dessus, chez des adultes et lorsque la contusion concomitante est peu marquée.
Entre ces deux types nous trouvons des intermédiaires, suivant que les conditions d'âge, de siége de la fracture, de contusion des parties molles, seront conibinées d’une manière ou d’une autre. Quelle que soit celle de ces formes à qui l’on ait affaire, 1l importe d'insister sur les considérations suivantes :