‹ L'Arthrodèse de la Hanche dans la CoxalgieChapitre 59 sur 66 · CE · texte numérisé non relu

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Mais, une fois la décision opératoire prise, il faudra savoir que c’est la connaissance des formes anatomiques des vieilles coxalgies, telles que nous les avons résumées précédemment, qui nous fera choisir le procédé susceptible de réaliser au mieux la double indication que nous avons alors souvent à remplir :

— consolider la hanche,

D corriger l’attitude vicieuse.

Nous reprendrons donc maintenant notre classification précédente :

Hanches à surfaces articulaires peu détruites,

Pseudarthroses intracotyloïdiennes,

Luxations iliaques, formes pour chacune desquelles une conduite particulière devra être suivie.

Un récent article d'ALBEE, paru en mars 1929, dans les Annals of Surgery, nous montre que le promoteur même de l'arthrodèse de la hanche dans la coxalgie, en vient actuellement à envisager la question des réalisations de l’arthrodèse exactement sous cet angle; il'estime que le degré de conservation ou de destruction des surfaces constitutives de la hanche dicte seul le type de technique à employer. Il convient, par conséquent, d’avoir plusieurs techniques également satisfaisantes à sa disposition pour obtenir l’ankylose.

N’employant actuellement que l’arthrodèse extraarticulaire, ALBEE juge que la dimension et le volume du greffon, — point essentiel d’où découle chaque technique, — sont commandés par la distance trochantéro-iliaque à franchir, distance plus ou moins étendue suivant l’état de la tête et du col.

Dans les hanches à squelette conservé où la distance trochantéro-iliaque est grande, il faut de longs greffons; ALBEE emploie donc, dans ce premier groupe, son double greffon tibial.

Dans son deuxième groupe comprenant les hanches où la tête est plus détruite, où l’extrémité supérieure du fémur se rapproche du pelvis, ALBEE se

sert de la technique de Hisss modifiée : il emploie le grand trochanter décapité et basculé, fixé par un petit volet iliaque.

Dans son troisième groupe avec destruction encore plus notable, un greffon iliaque, glissé et fixé, inférieurement dans le trochanter incisé, suffit à constituer le pont sus-articulaire.

Dans son quatrième groupe, enfin (arthrodèse mixte), où tête et col ont été en grande partie réséqués, le trochanter arrive si près du pelvis qu’il suffit de le fixer après avivement (le membre mis en abduction), sous un greffon:iliaque relevé.

Dans notre discussion, nous défendrons dans ses grandes lignes une conduite opératoire analogue, mais nous envisagerons en plus le cas des luxations de la coxalgie, pour lesquelles ALBEE ne semble pas avoir donné de technique particulière.

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