MONSIEUR LE PROFESSEUR LATARJET
MONSIEUR LE PROFESSEUR AGRÉGÉ HOVELACQUE MONSIEUR LE PROFESSEUR AGRÉGÉ GABRIELLE MoxsIEUR LE DocTEuR GALLOIS
Laboratoire de Médecine Opératoire :
MONSIEUR LE PROFESSEUR PATEL à MONSIEUR LE PROFESSEUR AGRÉGÉ P. BONNET
L’Arthrodèse de la Hanche dans la Coxalgie
Introduction
Le traitement idéal de la coxalgie est évidemment celui qui permet d'obtenir la restitution « ad integrum », anatomique et fonctionnelle, de l’articulation lésée. Le traitement conservateur, consistant à assurer l’immobilisation en bonne position de larticulation tuberculeuse, tant que ses éléments ne sont pas complètement guéris, est donc celui qu’il convient d'entreprendre dans toute coxalgie au début. Minutieusement appliqué, dans les conditions les meilleures de cure héliothérapique, à la mer ou à la montagne, et pendant un temps suffisant, ce simple traitement peut, à lui seul, donner d’excellents résultats; et il ne faut pas d'emblée priver le malade de la possibilité de récupérer une hanche solide et mobile.
Cependant, cette restitution « ad intregrum » est rare, si nous nous en rapportons aux statistiques publiées tes dernières années sur l’évolution et la guérison de la coxalgie.
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BArGELLINI, au VIII Congrès Italien de 1916, né l’observe que dans 2 % des cas; VACCHELLI, dans la statistique de l’Institut de Bologne, ne l’obtient que : 31 fois sur 276 malades, c’est-à-dire dans 11 % des cas. BrowN ne l’observe que 8 fois sur 71 cas, encore ajoute-t-il que le diagnostic de coxalgie n’était pas absolument certain.
Ces statistiques n’ont du reste qu’une valeur relative, car il est encore difficile actuellement de distinguer d’une façon absolue certaines formes de coxalgies tuberculeuses des coxites sèches dont la nature et le pronostic sont bien différents.
Nous les donnons pourtant, car ce sont les seuls documents dont nous disposons à l’heure actuelle, en faisant remarquer qu'une partie des bons. résultats se rapportent probablement à des coxites sèches non tuberculeuses. |
Il est néanmoins certain que des coxalgies dont la nature tuberculeuse a été confirmée par l’existence d’un abcès, ont pu guérir avec conservation de la fonction articulaire.
En réalité, il faut plutôt envisager que le traitement conservateur aboutit à des résultats favorables, dans lesquels le malade récupère un état fonctionnel satisfaisant, avec hanche plus ou moins mobile, mais indolore, solide, permettant la marche et le travail, qu’il faut opposer aux résultats défavorables, avec claudication, douleur, impotence, fistulisation souvent indéfinie qu’il n’a pu enrayer.
C’est en se plaçant sur ce terrain que l’on doit analyser les statistiques et que l’on peut le mieux se rendre compte de la proportion des guérisons obtenues. |
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BARGELLINI (1916) obtient :
80 % de bons résultats, avec ankylose en bonne
position; 2 % de restitution « ad integrum »; 3 % d’arthrite déformante juvénile (?);
10 % de mauvais résultats fonctionnels;
2 % de récidive locale.
VACCHELLI (1921), sur 76 cas, obtient :
11,2 % (31 cas) de résultats très bons, restitution « ad integrum »; ÿ
61,6 % (173 cas) de résultats bons : guérison du foyer tuberculeux, disparition de la douleur et de tout autre signe de maladie, mais avec ankylose ou limitation des mouvements, attitude légèrement incorrecte du membre;
13,7 % (37 cas) de résultats médiocres, avec disparition des phénomènes aigus, mais persistance de séquelles graves: raccourcissement, douleurs, attitude rendant difficile la marche;
2,1 % (6 cas) de résultats nuls, persistance des phénomènes morbides;
13,7 % (37 cas) de mort, 27 malades moururent chez eux, 8 à l’Institut Rizzoli.
Browx (1928), sur 71 cas, obtient :
16 % -— 12 cas (mais diagnostic douteux) de résultats très bons :
x 8 restitution « ad integrum »; À guérisons avec légères diminutions des
mouvements.