‹ L'Arthrodèse de la Hanche dans la CoxalgieChapitre 63 sur 66 · AGE · texte numérisé non relu

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bien lankylose recherchée, mais par un procédé. moins physiologique, et avec, malgré tout, l’inconvénient de laisser subsister un corps étranger, souvent définitif, au contact d’un ancien foyer tuberculeux.

Conclusions

L’Arthrodèse de la hanche dans la Coxalgie est une opération dont le but est de réaliser une ankylose artificielle de larticulation tuberculeuse. Elle peut être :

— soit intra-articulaire, simple avivement des surfaces osseuses avec ou sans enchevillement fixateur;

— soit extra-articulaire, et réalisée par des greffons distants de l’articulation, généralement tibiaux, et implantés du trochanter à l’aile iliaque (a. paraarticulaire), ou par des greffons plaqués sur l’articulation, tibiaux, iliaques à pédicules ou trochantériens (a. juxta-articulaire), isolés ou combinés;

— soit mixte, par adjonction des deux techniques intra et extra-articulaires.

Les arthrodèses extra-articulaires, et parmi elles le procédé de Mathieu type IT (volet iliaque pédiculé avec verrouillage trochantérien), sont celles qui ont donné le maximum de bons résultats, anatomiques et cliniques, c’est-à-dire d’ankyloses osseuses complètes.

Les autres arthrodèses, seules parfois possibles dans certains cas, ont aussi donné de bons résultats,

bien que moins constamment — les absence d’ankylose observées étant alors souvent fonction du degré considérable de destruction osseuse des hanches que l’on se proposait d’ankyloser.

‘Les indications de l’Arthrodèse de la hanche sont différentes à la période d’état et à la période des séquelles de la Coxalgie.

A la période d'état. — C'est une opération de choix, traitement systématique des Coxalgies graves, par immobilisation des lésions.

Nous ne la préconisons pas généralement chez l'Enfant, dont la hanche tuberculeuse peut guérir aussi bien et à moins de frais par un traitement conservateur correctement conduit. Seule chez lui serait réalisable l’Arthrodèse para- articulaire à longs greffons (Kappis-Albee), vu la diffusion des lésions osseuses.

Nous la préconisons chez l’Aaulte, dont la Coxalgie est toujours grave et rebelle au traitement non sanglant. C’est une méthode d'avenir : il semble que les Arthrodèses juxta-articulaires (type Mathieu) par immobilisation simple des lésions, ou mixtes (type Leriche) par destruction des lésions, puis immobilisation des os curetés et avivés, soient appelées à donner les meilleurs résultats.

A la période des séquelles de la Coxalgie. — L’Ar-° throdèse est une opération de nécessité, imposée par les troubles: statiques, et parfois suppuratifs, qu’accuse le malade,

Les indications se présentent dans deux conditions différentes :

a) Hanches anatomiquement guéries, avec troubles simplement statiques.

Les procédés à employer sont commandés par l’état anatomique des surfaces osseuses en présence. — Hanches à surfaces relativement conservées :

volet iliaque et verrouillage trochantérien (op. de Mathieu).

—— Hanches à surfaces peu conservées. Pseudarthrose intracotyloïdienne :

volet iliaque et verrouillage, ou trochantéroplastie simple si le trochanter affleure l’os iliaque (Hass, Nové-Josserand, Hibbs).

Dans tous ces cas, une ostéotomie de correction, pendant ou après l'intervention, peut être indiquée:

— Luxation iliaque. Cas le plus difficile.

L'on peut employer, selon les circonstances

1° L’avivement du moignon fémoral, son abaissement et sa mise en place en abduction dans un cotyle agrandi par le haut (ROGERS et PEABODY, GiLL).

2° L’avivement du moignon, son abaissement et son affrontement en adduction contre la fosse iliaque avivée avec ostéotomie correctice (SORREL et DELAHAYE):

. Ces deux procédés peuvent être complétés par l’abaissement d’une greffe iliaque pédiculée (SORREL, ALBEE).

3° La simple ostéotomie sous-trochantérienne avec appui pelvien (bifurcation de LoREenz), inférieure aux deux opérations précédentes à cause du fort raccourcissement qu’elle entraîne.

b) Hanches non guéries, avec persistance d’un foyer tuberculeux :

La même conduite générale sera de mise, imposée par les mêmes conditions anatomiques. Mais il faudra ajouter en plus, systématiquement, un temps intra-articulaire pour détruire le foyer résiduel.

Vu: LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE,

LE DoYEn, | NOVE-JOSSERAND.

JEAN LEPINE.

Vu et permis d'imprimer Lyon, le 23 Mai 1929.

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