I. — L'arthrodèse intra-articulaire
La première en date, elle fut d’abord réalisée. comme nous l’avons vu, par ALBEE, en 1908, chez une jeune fille de 18 ans, avec succès.
BrACKkETT, en 1912, cite deux cas d’arthrodèse pour coxalgie ancienne opérées par la même technique, avec des résultats satisfaisants.
RocGErs et PEABODY, en 1920, rapportent 10 cas d’arthrodèse intra-articulaire pour coxalgie ancienne, avec 6 ankyloses solides. |
Farrer, en 1925, sur 10 opérés d’arthrodèse pour vieilles coxalgies, a réalisé 4 fois l’arthrodèse intraarticulaire : il n’a obtenu que des résultats mauvais : 3 absences d’ankylose, 1 mort.
Gizz, en 1929, rapporte sa technique et les résultats obtenus par lui chez 29 coxalgiques anciens, avec destruction avancée des surfaces articulaires et luxa-
Can
tions iliaques plus ou moins prononcées. L’'arthro- dèse intra-articulaire qu’il réalise en plaçant le trochanter en abduction forte dans le cotyle (méthode déjà signalée par RoGErs et PEABoODY en 1920), lui donne : 21 succès avec 10 ankyloses osseuses, 11 ankyloses serrées. |
SORREL et DELAHAYE, en 1929, apportent, au Congrès de Varsovie, les résultats de leurs opérés de Berck. L’arthrodèse intra-articulaire donne, entre leurs mains : 3 ankyloses complètes, 2 ankyloses serrées, 2 absences d’ankylose.
L’ARTHRODÈSE INTRA-ARTICULAIRE AVEC ENCHEVILLEMENT CONSÉCUTIF
MM. NovÉ-JoSSERAND et TAVERNIER, qui ont été les premiers à pratiquer en France l’arthrodèse pour coxalgie (comme le fait remarquer M. MATHIEU dans son rapport de 1926) complètent la technique précédente par une greffe enchevillant col, tête et cotyle. Les résultats obtenus chez 7 opérés, présentés à la Société de Chirurgie de Paris, et dans la thèse de Fréjafon, furent fonctionnellement bons, malgré l'absence à ce inoment-là (1923), sauf dans un cas, d’ankylose complète.