HISTORIQUE
L'historique de l'arthroplastie ou résection arthroplastique du coude peut se résumer en quatre étapes:
- la première résection du coude fut pratiquée par MOREAU en 1794. Elle fut suivie des tentatives de PERCY. Ces résections, vivement menées, étaient assez mutilantes, puisque deux éléments étaient systématiquement sacrifiés : le nerf cubital et la continuité musculaire du triceps!
- le nerf cubital est isolé et protégé depuis DUPUYTREN et JEFFRAY. |
- l'étape historique fut celle de la résection mobilisatrice d'OLLIER (1882). Le principe en est que “si, en réséquant une articulation, on conserve la continuité extra-périostique, le périoste régénère l'os, la capsule l'endigue, le mouvement le modèle et l'on peut obtenir une articulation nouvellement bâtie sur le type physiologiquement nécessaire". (LERICHE, cité par LANCE).
- Depuis OLLI:R, et surtout depuis la première guerre mondiale, cinq types de techniques ont été appliqués au traitement des ankyloses du coude :
- la résection d'OLLIER, sans interposition dont une des modalités les plus utilisées e$t la technique décrite en 1921 par MOUCH:T et GOUVERNEUR. La résection est longtemps restée la méthode de choix des auteurs français (BAUMGARTNER, DENUCE, COMTE, NOVE-JOSSERAND, CAMINHA, MOCQUOT, BROCQ, LENORMANT et MENEGAUX, ALGLAVE, etc...). La plupart des auteurs rejetaient la résection monoépiphysaire préconisée initialement par BERARD et ALGLAVE,
- la résection avec interposition. L'interposition est de nature très variable : peau (en France J.GOSSET), graisse (CHAPUT), tendon (O!BREDANNE), fascia lata (MURPHY, PUTTI), muscle (HELFERICH, NELATON, BERGE, DELBET, ALBARRAN), plaque de nylon (WILSON), et même greffes cartilagineuses (DELAGENTERE, TUFFIER) définitivement abandonnées de nos jours.
tt —
- les arthroplasties sans résection, avec interposition de fascia lata (:iAC AUSLAND et plus récemment ALBEE en 1933) 9
- les résections économiques avec interpositions (CAMPBELL, 1949),
- les arthroplasties avec prothèse acrylique ou métallique, dont il est trop tôt pour dire la valeur réelle, mais qui semblent se heurter à de graves difficultés (fragilité et mauvaise tolérance de la prothèse.)
Le dernier travail d'ensemble récent sur le traitement des raideurs et ankyloses du coude est le rapport de R.REMY à la Société Belge d'Orthopédie de Mars 1954.
Pur
so.
ETIOLOGIE
Dans la série de cas que nous avons étudiés, l'étiologie peut se résumer suivant le tableau I :