RAR
on peut le redresser facilement. Dans le cas contraire, une manœuvre inverse donnera le résultat cherché. Lorsque l’opérateur est satisfait de la mise en place, il laisse revenir les muscles à leur place normale. Il les solidarise par quelques points de catgut. Il les applique ainsi contre la face convexe de la butée. Nous croyons qu’il y a tout intérêt, pour plusieurs raisons, à éviter une tension trop forte de ce plan musculaire postérieur. Cette tension ne se produit pas d’ailleurs à la partie supérieure de l’incision (Long P. et Fléch. sont proches l’un de l’autre) mais uniquement à la partie inférieure alors que les tendons divergent nettement en dedans ou en dehors derrière les maliéoles. C’est dire qu’au-dessus des malléoles, jusqu’à une hauteur variable (2-3 cm. en général) le greffon ne sera pas recouvert par des fibres musculaires. Il sera directement en contact, sur une très petite surface, avec le tendon d'Achille. Jamais cette contiguité ne nous a paru présenter d’inconvénient. Son enfouissement sera en résumé variable au gré de l’opérateur. Ce qu’il importe c’est que sa partie supérieure qui est libre soit nettement maintenue en place, recouverte sur 3 cm. au moins pour obtenir une tension musculaire suffisante, élément essentiel du système de butée. Dernier temps: on procède ensuite à la réfection du tendon d'Achille par quelques points à la soie, en l’allongeant si besoin est, et de la quantité voulue. Fermeture de la peau aux crins. Jamais de drainage. Pansement légèrement compressif. Plâtre sur le pied
en hypercorrection avec talus accentué. Une fenêtre