I.E PRÉSIDENT
Votre rôle, vraiment. Votre rôle de séducteur, n’est-ce pas? Vous avez une grave responsabilité dans cette- affaire, monsieur. C’est vous qui, parla légèreté de votre conduite, avez été cause de cette scène qui s’est terminée par une tentative de meurtre. Vous pouvez regagner votre place.
HAziLiKR, s’éloignant vers la gauche.
Il est raide le président.
cHATELARD, à Marceline.
Oui, mademoiselle, quitte à être traité de la sorte, j’aurais préféré parler.
poTAiN, près de qui Masilier s’assied.
Eh bien, Victor?
MAZILIER
Eh bien , l’otain ?
PüTAIN.
C’est monsieur Mazilier père qui va être content !
MAZILIER
El monsieur Potain père I
POTAIN
J’en frémis. Si nous ne retournions jamais au Havre...
MAZILIER
J’y songeais.
L’AKTUMÆ 47 25
maItrb üelillü;, se levant.
La mère de l’accusé vient de me faire passer un mot dans lequel elle supplie la Cour de vouloir bien l’entendre un instant. Monsieur le président veut-il, en vertu de son pouvoir discrétionnaire, accorder cette requête que j’appuie de toutes mes forces ?
MAHCKLiNE, uu batic dcs témoins.
Moi aussi I Moi aussi I
l’huissier.
Silence I ^
CHÀTELARD.
Cette demoiselle est bien compromettante pour ses voisins. (Il fait mine de s'éloigner et jette des regards indignés sur Marceline.).
LE PRÉSIDENT, après s’être consulté avec les Juges.
On peut introduire la mère de l’accusé. [Pendant que l’Huissier va chercher madame Du Hamel). Je ferai remarquer à messieurs les jurés que les paroles qu’ils vont entendre ne doivent être admises qu’à titre dé renseignements.
GiiATELARO, à son voisih.
Et moi, moi qu’on pouvait entendre légalement !