SCÈNE IV
CORA, MAZILIER, LAURISTOT.
LAURISTOT.
Vous parliez de moi ?
CORA
Ouiy Mazilier doute de ma science. Il a besoin que vous lui confirmiez ce que vous m'avez dit, au sujet des mesures administratives prises à l'égard des anciens condamnés. Vous savez, depuis ma visite à Toulon, je suis toujours tourmentée de l'Idée qu'on peut se trouver, un jour ou l'autre, eu face d'un de ces jolis messieurs.
LAURISTOT.
C'est impossible ; plusieurs décrète s'y opposent.
GORA, à Jla«tlier.
Vous voyez bien.
LÀCRISTOT. •
Ces décrets, qui dérivent deTarticte 47 du Gode pénal, sur la surveillance de la haute police, donnent au gouvernement le droit de déterminer le lieu dans lequel le con-^ damné devra résider, après «voir subi sa peine.
IIAZILIER.
Excellents décrets.
LAURISTOT.
Je ne suis pas entièrement de votre avis. Ils ont, selon moi, de nombreux inconvénients.
GORA
Lesquels?
LAURISTOT.
Si je vous Iqs dis, je vous ennuierai»
GORA
Non pas. Nous sommes à une époque où les femmes» elles-mômes, ont besoin de s'instruire. Je désire votre opinion sur les décrets en question. Mais permettez, j'aperçois monsieur De Rives qui me cherche pour me saluer. (De Rives entre par la gauche* Il aperçoit Cora, et
S'approche d*elle.)