SCÈNE IX DE MÉZÏN, CORA, les Précédents, au fond
GOEA, rentrant par la drnUe^ à De Mézin*
Si le jeu se prolonge, on pourra souper, les ordreâ sont <k>Qnés,
DE MÉZIN
Vous pensez à tout. Vous êtes toigours charmante.
CORA
Je remplis de mon mieux mes devoirs. {Elle passe devant lui et s'assied devant la cheminée. De Mézin se tient auprès d'eUe.)
DE RIVES, descendant la scène^ à Georges.
Cette vue est-elle si terrible ?
GEORGES
Non à la surface, mais au fond...
DE RIVES, apercevant Cora et s* arrêtant.
Ah 1 la maltresse de la maison a repris sa place habituelle ; je vais être obligé de vous présenter. Affaire de forme ; vous n'êtes pas tenu de revenir, et je ne vous y engage pas. {Georges s'atance en descendant à droite^ Cora lève les yeux; ils se regardent tous les deux et se reconnais" sent,)
DE RIVES, voyant que Georges^ après s* être avancé^
s'arrête tout à coup.
Qu*avez-vous?
GEORGES
Je pars... Par oii puis-je sortir?
DE RIViiiS.
Mais^ mon cher...
GEORGES, irès-ému^ saisissant le broê de De Rives. Je vous dis que je veux partir.
DE RIVES
Qu avez-vou8 doocl Votre bras tremble et vous ôtes pâle comme un mort... Partons, soitî mais., madame De Champs vous a vu ; il est trop tard, (Laissant Georges, quiy altéré, reste à la même place ^ et s* avançant Vers Co^^a, qui s*est brusqtument ùtée, et qui, appuyée sur le dossier de son fauteuil, regarde Georges sans parler^) Chère madame, mon gendre, monsieur Georges Gérard, était venu m 'apporter des nouvelles de ma fille, et il repart*
coRA, qui est parvenue à vaincre $on émotion ei faisant un pas en avant.
Déjà. Ohl monsieur me fera bien ThOnnèur de s'asseoir un instant dans mon salon.
GK0RG6S, qui essaye de ne remettre»
Je suis désolé, madame, je 0e puis pas. On m'attend.
DE RIVfiS.
Je suis là pour l'attester.
i>B uÉziN, du fond*.
De Rivés, avez-vous cinquante louis sur vous ?
DE RIVES
Certainement, mon cher: {A Georges et à CoraJ) Une seconde. (// passe au fond,)
OCRA, dès que De Rives et De Mézin se sont éloignés^,
bas à Geornes^ qu'elle rejoint à droite.
Il faut que je vous parle.
GEOGES.
Mais...
Il le faut.
Ëh bien I parlez.
COR A
GEORGES
GORA
C^est impossible en ce moment. Il y a trop de monde ici. Revenez quand on sera parti, je donnerai des ordres j je vous attendrai»
.^ GEOttGES.
CORA
Prenez garde... Je vdus dis qu'il faut absolument que je vous parle.
, GEORGES
Et moi, je voua dis que je ne puis pas attendre que ces^ messieurs soient partis ; je ne ^uis pas revenir ici.
CORA
♦ Alors;., parlez et attendez-moi dans le jardin. Je vous
rejoint dans un instant. I) le faut, vous dis-je... Ah! je
vous ai retrouvé, je ne vous laisserai pas m'écbapper. Dans
le jardin ou chez vou^, alor^.
pEOROEs, effrayé.
Chez moi!
CORA
Choisissez. [Changeant de ton en voyant De Rives et Mazilier^ qui se rapprochent,) Je regrette vivement, monsieur^ de ne pouvoir vous retenir plus longtemps, et je vous rends à vos devoirs.
DE RIVES, à Cor a.
N'est-ce pas que j*ai le plus vertueux des gendres?
CORA
- Le plus vertueux,
BfAziLiER, à lui-même.
Son gendre! (Bas à Cora^ qui échange un salut avec Georges^ et qui le regarde s' éloigner »y^^ bien! ce n*est pas lui I
CORA, vivement.
Pas le moins du monde. Je vous Fai dit. C'était une idée absurde. {Elle passe à gauche.)
BiAziLiER, regardant toujours Georges^ retenu près de la porte par De Mézin^ qui est tenu lui serrer la main avec d^ autres joueurs.
Cependant... en examinant davantage... Oui, il y a quel-*
que chose... La même taille, le même regard. Voyons, e^t-ce que je rêve? {Observant Cora, qui, txu momerU où Georges disparaît^ lui jette un dernier regard. C'est lui!
coRA, se retournant
Eh bien! oui, c'est lui ! Mais taisez-vous, si vous ne voulez pas...
MAZILIEK.
Qu'il se venge de moi. Mais je n'ai pas l'intention de parler... {Pendant que Cora s^est approchée de la che-* minée J) Je ne lui veux pas de mal à ce garçon, moi... Au contraire. {Se rapprochant de Cora*) Quoîl c'est vous maintenant qui le défendez?
OOEA.
Parbleu I son secret le met en mon pouvoir, et si Tod trahit ce secret... {Elle va prendre un mantelet,)
HAZILIBR.
Ah I très-bien ! Je vous retrouve, j'avais en peur de vous perdre. Tiens! tiens! vous sortez? Je gage que vous allez le rejoindre.
GOftA, traversant le théâtre.
Peut-être.
MAZILIER
Je m'en étais toujours douté ! Vous l'aimez ?
coRA, sur le seuil de la porte vitrée.
Qui sait?
MAziLiBR, tandis que Cora sort.
Ah! les femmes! quels êtres étranges! Il faut avoir été au bagne pour leur plaire !
{Changement à vue si c*est possible. Autrement un entr'acte qui ne doit pas dépasser trois minutes.)
L'ARTICLE 47 Ç^i
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