QUAND ET COMMENT ONT PRIS NAISSANCE LES BEAUX- ARTS
Les beaux-arts sont nés du besoin de compléter et de perfectionner les arts industriels.
Les images astronomiques, agronomiques, les signes mythologiques , historiques , etc. , tous exprimant des idées utiles , tous signes offerts à la con-
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templation des peuples devaient être rendus beaux pour être vénérables ; ils attendaient donc le reflet divin des arts dispensateurs du beau.
Dans le nombre des signes utiles étaient nécessairement comprises les représentations héroïques et divines, signes qu'il importait de rendre attrayants par leur beauté ; de là l'unanimité d'opinion sur la nécessité du principe du beau appliqué aussi et avant tout à la poésie, à la musique, à la gymnastique ; il restait à compléter le beau par le vrai ; mais le grandiose, l'élégance et la richesse poétique étaient trouvés.
Ce n'est donc qu'en Grèce, il faut le reconnaître, que commença l'existence première et réelle des beaux-arts , puisqu'en Grèce l'art sut bientôt ne faire qu'une seule chose du beau et du vrai.
L'art proprement dit a donc pris naissance lorsque la pensée est venue de servir la religion et la patrie par des fictions qui, devenues aussitôt sacrées, rendirent nécessaire le principe du beau et par conséquent du vrai, dans le grandiose et le majestueux, et malgré les imperfections de l'œuvre. Ainsi , bien que les signes conventionnels d'une langue sacrée aient été multipliés antérieurement, ces signes ne constituaient point encore l'art.
On a dit : Les besoins du sentiment du cœur, de l'âme, tout ce qu'il y a de vif, d'ardent, de génc-