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UN JURY LIBRE AUX ÉCOLES DES BEAUX-ARTS

lieu qu'un mois après la demande écrite par le postulant, celui-ci devant exhiber ses titres et les moyens de les vérifier. Dans ce jury à l'école centrale, et par conséquent aux écoles subcentrales, on ajouterait au nombre des artistes, qu'ils soient ou non professeurs, un nombre triple de connaisseurs libres.

Le quart des membres du jury s'abstient et reste à l'écart , lorsqu'il s'agit de concours d'encouragements, etc. ; les membres sortants sont désignés par le sort : cette précaution contre les coteries ou le favoritisme comploté servirait à les déjouer. Tous les ans le cinquième des membres du jury serait renouvelé; les membres nouveaux seraient admis par la voie ordinaire d'admission; tout membre sortant deviendrait éligible un an après sa sortie.

Le directeur de l'école n'aurait point voix délibérative, mais voix consultative.

Des conférences périodiques et publiques à chacune des sept écoles sont d'une nécessité évidente : là seraient entendus des dissertations, des digressions sur les grandes questions d'art; là des étrangers seraient autorisés par les directeurs à y lire les mémoires qu'ils auraient écrits sur certains points artistiques importants; en sorte que toutes inventions, toutes améliorations qu'il eût été fâcheux de laisser trop peu connues des artistes et du public, se trouveraient appréciées dans de savantes dis-

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eussions. Ces conférences pourraient être publiées par impression.

Ces conférences à l'école centrale serviraient ainsi que le jury libre, etc., de modèle dans les écoles subcentrales de France, lesquelles seraient au nombre de sept.

Tous les trois ans , par les soins du directeur de l'école centrale serait organisé et présidé un grand congrès artistique, où seraient conviés tous les étrangers et les nationaux, dont les idées puissantes et lumineuses peuvent vivifier la vraie connaissance des beaux-arts, éclairer tous les professeurs attirés vers cette grande école, et réchauffer l'amour que nous devons tous avoir pour leurs bienfaits sociaux, bienfaits confiés aux nations civilisées , et que les gouvernements doivent conserver purs et ne jamais laisser tarir.

SECTION XXXIV

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