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PEINTURE. MUSÉE DES EGTYPES , ETC

La description de l'école de peinture faisant partie de l'école centrale complète des beaux-arts à Paris , peut suffire pour indiquer l'importance de l'étendue qui doit être donnée aux six autres écoles. A chacune d'elles , un programme est nécessaire.

Bibliothèque. — Une bibliothèque spéciale est nécessaire dans chacune des écoles d'art; elle doit être la plus complète possible (les catalogues prouvent qu'elle serait considérable); le catalogue particulier de chacune de ces écoles prouverait l'utilité d'une telle collection.

L'isolement d'un grand nombre d'écrits sur chacun des beaux-arts, rend trop souvent ces écrits sans profit; mais une bibliothèque spéciale, et faisant partie de la grande bibliothèque artistique, serait une source féconde des plus profitables dissertations auxquelles concourraient tous les étrangers.

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Le caractère de spécialité de toute bibliothèque entretient le désir de la rendre complète. Ainsi , la bibliothèque complète de peinture sera nombreuse , et des richesses imprévues s'y trouveront réunies.

Musée de peinture. — Un musée de peinture ne peut guère être considéré que comme une collection de chefs-d'œuvre, collection destinée aux diverses études qui sont prescrites aux artistes dans l'école de peinture , sans quoi ce musée ne serait qu'un vaste magasin de tableaux de prix, offrant avec apparat et prétention une vaine exposition décorative sans objet moral et social.

Voudrait-on cependant déclarer qu'un musée de peinture est un public enseignement moral? Dans ce cas, il faudrait que sa disposition offrît des catégories distinctes, et non un assemblage confus de toutes sortes de sujets.

Si l'on alléguait encore qu'un tel musée doit offrir au public l'historique des diverses écoles de peinture plutôt qu'une collection imaginée pour les études spéciales des artistes, on pourrait répondre que l'on n'atteindrait jamais le premier de ces deux objets , vu le nombre infini de tableaux coûteux qu'exigerait cette complète collection historique de l'art.

Un musée qui serait, au contraire , exclusivement composé pour les études des peintres pourrait facilement devenir complet.

Quant au premier objet (la catégorie morale et sociale qu'on devrait trouver dans un tel musée), on peut aisément l'atteindre en ne composant cette même galerie que de sujets offrant en effet ce caractère moral et social. Ainsi, ce serait dans la catégorie de la composition constituant une des cinq grandes conditions de l'art de la peinture que se trouveraient réunis en un ensemble particulier les exemples ou sujets de morale instruction.

Nos musées, et aussi nos cabinets de tableaux n'offrent malheureusement aucune suite réelle de sujets, soit moraux, soit religieux, soit de toute autre espèce ; en sorte que le musée de Paris , par exemple , au lieu de former l'esprit du public, en dé^ terminant, en distinguant chaque point moral d'une œuvre du pinceau , n'offre à la curiosité qu'une réunion dont aucun citoyen ne saurait comprendre le caractère , bien qu'il y aperçoive confusément une certaine utilité.

Tout musée de peintures réunies au profit de l'enseignement doit être une collection d'exemples artistiques utiles , soit pour l'étude du dessin , soit pour celle du clair-obscur, soit pour celle du coloris , celle de la touche , et celle de la composition , car tel est l'ordre qu'il convient de suivre dans l'exposé des exemples se rapportant aux cinq grandes conditions peinturâtes.

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Ce serait donc dans la catégorie de la composition que le public trouverait réunis les tableaux ou sujets d'instruction morale , sociale et religieuse. Il résulte que l'état actuel ou la disposition de nos collections ne peut servir qu'à entretenir dans les esprits la confusion en général ? et une idée fausse de l'art en particulier.

La classification par catégories peinturales n'apporterait aucun obstacle à l'étude morale et aux recherches des écrivains occupés de l'histoire de l'art, et voulant ranger par écoles tous les artistes dont les ouvrages composent le musée. Cependant, on peut faire remarquer la difficulté de désigner ces écoles par le nom d'un pays ou d'une ville , puisque tel peintre, né à Bologna, par exemple, n'a point suivi l'école de Bologne, mais bien celle appelée romaine, bien que des Romains soient, par leurs œuvres, devenus disciples de l'école de Venise, etc. Ainsi , classer , comme on le fait, les maîtres par pays, c'est classer des contre-sens.

Dans cette grande collection publique ou musée , il convient de faire aussi figurer comme exemples, certaines œuvres des peintres vivants , œuvres dignes de cette instructive collection.

Quant au mode de numérotage qu'il conviendrait d'adopter sur les tableaux dont le choix serait approprié aux diverses études spéciales des élèves

de l'école, ce numérotage serait accompagné d'une indication signalant les catégories correspondantes chacune à l'une des cinq grandes conditions de Part, et il deviendrait ainsi d'un grand secours pour le public qui , à l'aide de ces classifications précisées par ce numérotage, pourrait étudier contemplativement les questions artistiques relatives au technique et au beau.

Un tel musée devrait se compléter par les acquisitions successives de tableaux échantillons nécessaires du style des anciens maîtres de toute école et de tous genres, et aussi par les acquisitions des œuvres instructives de tous les maîtres vivants , nationaux ou étrangers.

Le nom, le pays des auteurs, l'époque où ilsflorissaient, seraient connus par une inscription apposée ou sur le tableau ou sur la bordure.

Quant, aux sujets moraux appartenant à la catégorie de la composition , l'inscription indiquerait la nature du sujet représenté.

Le rez-de-chaussée du musée de peinture pourrait offrir de précieuses copies exécutées directement d'après des chefs-d'œuvre fournis par les collections étrangères.

Dans les petites pièces inférieures du même musée , on verrait réunies des peintures antiques , des peintures du moyen-âge et de la renaissance, des

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peintures d'anciens manuscrits, des peintures chinoises , persanes , indiennes f etc. Des scaiolas , des incrustations ou marqueteries , des sgrafittis , des fresques , des émaux 9 des porcelaines peintes , des miniatures, des peintures encaustiques, des gouaches , des pastels , des aquarelles , enfin des broderies , des tapisseries.

Les conservateurs des musées seraient professeurs de l'histoire de l'art auquel se rapporterait ce musée.

Musée des ectypes. — Combien serait imposante la réunion en une seule grande galerie de tous les facsimilé ou empreintes de tant d'originaux sculptés , admirés dans les diverses collections de l'Europe ! Et n'est-ce pas encore à Paris qu'un tel musée d'ectypes devrait être concentré pour appeler et charmer les regards et l'esprit de tous les amis des progrès ? Un jour convenable, venant d'en haut, faciliterait la contemplation (et la représentation graphique ) de tous ces admirables modèles, dont la disposition et le choix absolument artistiques seraient l'œuvre d'un directeur d'expérience et de goût.

Les plus belles statues antiques , les plus beaux bas-reliefs et camées de l'Europe, les admirables médailles, les statuettes les plus instructives comme modèles artistiques , statuettes si favorables aux études du cabinet , vu leur petite dimension , enfin, d'autres ectypes provenant d'admirables fragments

grecs et des plus instructifs morceaux modernes enrichiraient ce musée devenu ainsi unique dans le monde.

L'utilité d'une telle collection doit être généralement comprise, puisqu'il est certain que ce sont ces exemplaires vraiment merveilleux, provenant de l'art antique, qui ont éclairé le génie des meilleurs artistes, chez les modernes , depuis la renaissance des lettres et des arts.

Le musée des ectypes , qui offrirait une instruction appliquée plus particulièrement à Part de la sculpture , s'appliquerait aussi aux progrès de la peinture, de la mimique, de la gymnastique et de la poésie ; c'est ainsi que le musée de costumes offrirait ses leçons à l'école de chacun de ces mêmes beaux-arts.

Quelques-uns de ces ectypes seraient tirés en double, si le musée de costumes, qui serait aussi un musée archéologique, le réclamait.

Musée de costumes. — Par costume , on entend non seulement l'histoire descriptive des vêtements, mais aussi celle des armes, des ustensiles usités, etc. Ce musée de costumes étant un musée principalement archéologique, il posséderait sa bibliothèque et son professeur archéologique.

Bien des moyens sont à la disposition de ceux qui établiront ce musée de costumes. Ainsi, les figurines

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ou statuettes seront vêtues d'étoffes réelles, et elles porteront leurs accessoires ; ces figures seront à articulations mobiles, des figures moulées sur des statues vêtues de toutes dimensions, et sur des bas-reliefs ; des estampes coloriées ou sans couleur et des dessins d'après des peintures, les uns et les autres relatifs aux costumes ; enfin, des pièces réelles de costumes ou isolées ou ajustées même sur des figures ou figurines sculptées ou modelées pourront mieux faire comprendre les diverses espèces de costumes. Tels sont les éléments de cette imposante et innombrable réunion qui, à la vérité, ne peut se compléter qu'après beaucoup de temps, mais dont l'accroissement offrirait un charme incessant aux studieux amis de l'art, comme aussi au public toujours avide des spectacles nouveaux et grands.

Lintérêt qui s'attacherait à ce musée de costumes suffirait seul pour attirer, de tous les points du monde dans la capitale, une foule de savants.

Galerie des modèles pour les exercices. — Enumération de quelques-uns de ces modèles. — Modèles pour les exercices de stéréographie. — Modèles pour les exercices d'orthographié ou de géométral obtenu à l'aide du profil de la face et du plan de l'objet, etc. — Modèles pour les exercices de scénographie obtenue à l'aide de l'échelle perspective et autrement, etc. — Modèles graphiques pour

les exercices sur la question du proportionnel. — Calques d'individus et leurs embellissements. — Graphies du canon généralitaire. — Expressions de passions. — Canons de caractères. — Tables des diverses proportions de la figure humaine. — Collection de modèles ou exemples, soit tableaux, soit dessins, s'appliquant aux divers exercices prescrits par les principales conditions de l'art. — Collection comprenant aussi des fragments ou échantillons. — Collection de peintures entières ou de fragments précieux de toutes les espèces de procédés matériels, fresque, encaustique, mosaïque, émaux, etc. — Décors scéniques et décors en général . — Études ou morceaux instructifs provenant des concours. — Dessins ou graphies exécutés par divers procédés particuliers scientifiques et pratiques. — Graphies ou pose de figures en action représentées par construction. — Machines de perspective et d'optique. — Vitre ou machines orthographiques , et vitre machine scénographique. — Chambre claire, chambre obscure. — Photographie. — Panorama, diorama, etc. — Instruments tonographiques pour l'étude du dessin relieffé. — Obliquomètre. — Palariscope, etc., tables chromatiques employées dans les exercices de la science du coloris. — Études d'arbres, de ciels. — Fleurs et fruits. — Animaux. — Marine. — Objets de nature morte, tels que satins, velours, fourrures,

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métaux, pierreries, etc. — Esquisses, croquis, ébauches. — Subjectiles divers. — Pierres, bois, cuivre, tissus. — Apprêts divers. — Huile volatile. — Huile fixe. — Résines et baumes. — Cires. — Vernis divers. — Couleurs diverses de diverses matières. — (Échantillons avec dates) de couleurs appliquées, mises à l'épreuve. — Papiers ou cartons pour fresques. — Crayons divers. — Pastels en rouleaux. — Couleurs pour émaux. — Mannequins d'homme, de femme, d'enfants et d'animaux. — Brosses et pinceaux. — Palettes. — Couteaux à palettes ou amassettes. — Réchauds ou cautériums. — Châssis divers. — Modèles de chevalets et d'échafauds. — Modèles de construction et de toiture d'ateliers.

Salle des conférences. — Une grande salle publique, destinée aux conférences , est nécessaire ; elle doit offrir toutes conditions qui en rendent l'accès facile au public.

Classes. — Les sept classes de l'école de peinture comprennent chacune un certain nombre de divisions.

Classes de dessin linéaire. — Etudes des éléments de géométrie pratique et des lignes. — L'orthographie ou le géométral (projections par rayons parallèles). — La scénographie (projection par rayons coniques) ou condition perspective. — La stéréographie, ou le géométrique exprimant les mesures réelles et

les assemblages des surfaces. — Enfin la touche dans le dessin linéaire.

L'étude de la touche a aussi son application dans les quatre classes suivantes.

Si les peintres voulaient faire un appel à tous les gens de bon sens, en leur demandant s'ils pensent que pour bien représenter la figure humaine, il faille en prendre les mesures, tous affirmeront que ce procédé tout rationnel est indispensable. Les peintres d'autrefois pratiquaient ce procédé ; mais aujourd'hui la fausseté de l'enseignement persuade aux peintres que l'œil , en s'exerçant, voit assez juste pour pouvoir se passer de mesures générales, et que les mesures particulières étant faciles à saisir à la vue seulement, l'emploi des instruments de mesures et de contrôle n'est pas nécessaire ; de cette persuasion qui, dans le quinzième siècle, eût paru fort extraordinaire, il résulte qu'on a proscrit, dans les écoles , le compas , instrument principal de géométrie et contrôle infaillible.

Demandez encore à tous les gens de bon sens si la tête n'est pas la partie la plus difficile à bien rendre parmi les autres parties de la figure humaine, et tous répondront par l'affirmative. Gomment donc se fait-il que tous les élèves commencent par s'essayer sur la représentation de la tête? Serait-ce aussi parce que la vue est infaillible? Mais, en admettant cette

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fausse supposition, il reste à avouer que l'étude seule de la physionomie et de ses caractères toujours manifesté par une» plus ou moins grande mobilité de linéaments, est trop difficile pour un élève peu avancé et inhabile d'ailleurs dans Fart d'être vrai dans ses réprésentations ou sections linéaires. Avant de dessiner la figure humaine, il faut donc savoir dessiner exactement toutes sortes d'objets inanimés et dans toutes les positions ; il faut, de plus, savoir les bien relieffer.

Quant à la justesse de la vue, faculté reconnue nécessaire pour tout le monde, on doit remarquer que chez l'enfant, la disposition à imiter étant plus souvent qu'on ne pense le fait de la vanité qui s'essaie et qui espère créer, il convient de profiter de cette vanité pour lui imposer le devoir de la stricte et rigide exactitude; de là, la nécessité de la sévérité dans les premières leçons prescrivant l'imitation des lignes avec une justesse mathématique, justesse qui s'obtient, non seulement par la force de la tension visuelle , mais aussi par le contrôle efficace du compas.

Enfin, pour peindre le corps humain, il faut savoir le colorier, c'est-à-dire savoir représenter, avec leurs tons et leurs teintes, toutes sortes d'objets.

Une pauvre objection est toute prête : on dira qu'ordinairement les élèves ne sont tout d'abord

exercés que sur des tracés ou des dessins modèles de têtes, et que, commençant par un œil seul, un nez seul, puis un profil non ombré, puis ombré, on les fait passer à une tête ; on ajoute que ce n'est qu'après ces exercices qu'ils font des copies d'après des figures entières gravées ou dessinées, et aussi d'après des statues, pour passer enfin à la figure vivante. Tout cet exposé ou toutes ces prétendues objections ne prouve point que l'élève a acquis, avant tout, et possède à fond fart de dessiner avec justesse et avec le sentiment que perfectionne cette justesse de représentation de toutes sortes d'objets.

Or, comme les diminutions apparentes des tons , des teintes , et aussi la diminution dans la force incitative de la touche, doivent être réglées d'après les diminutions apparentes, répétées par le dessin linéaire, il s'ensuit que, sans les moyens positifs dans la pratique de ce dernier, il ne saurait y avoir de moyens positifs dans l'étude ou dans l'art du relieffé, dans l'art du coloris et de la touche.

Il est nécessaire d'être averti sur l'inconvénient attaché à l'expression dessin linéaire.

La confusion des mots est très-préjudiciable à l'intelligence des choses , à leur explication ou définition , enfin à leur analyse. C'est ainsi que l'expression dessin linéaire empêche de dire qu'il n'est qu'un des moyens de dessin artistique (il devrait donc

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porter un autre nom; or, ce nom, c'est opticogra phie linéaire). Le dessin ( par ce mot doit toujours être entendu le dessin artistique) a pour but de représenter les beaux objets, les beaux ensembles de la nature; mais ce qu'on a appelé inconsidérément dessin linéaire, est un moyen de science. Or, tout art libéral a sa science , son positif ; en sorte que , dans ce cas-ci , le terme général dessin , exprimant la condition artistique , le terme particulier par lequel il faut exprimer la condition de science, doit être opticographie.

Classe de dessin relieffé. — Lorsqu'on lit dans les écrits sur la peinture que la perspective des couleurs ne saurait s'enseigner, et que le peintre en est réduit à consulter, à écouter son seul sentiment, on ne peut qu'être étonné d'une semblable assertion. Oui , le dessin relieffé , ou comme on dit le modelé , ou la perspective aérienne, peut s'enseigner positivement, et c'est le dessin qui est la base de cet enseignement.

Les divisions constituant la classe du dessin relieffé sont les suivantes :

Les tons géométriques. — Les tons orthographiques. — Les tons scénographiques ou selon l'influence aérienne. — La touche dans le dessin relieffé.

Classe du coloris. — Le géométrique des teintes ( ou les teintes géométriques ). — L'orthographique

des teintes: la scénographique des teintes (conséquence de l'influence aérienne ou de la couleur de l'air) et la touche dans le coloris.

Classe de dessin anthropographiqne (ou de la figure humaine individuelle et semblable). — Anatomie. — Mouvements et mécanisme du corps. — Dessins de statues iconiques grecques (ou individuelles), ainsi que de bas-reliefs et de parties moulées sur nature. — Représentations ou élévations de têtes (orthographiques et scénographiques), obtenues à l'aide du profil de la face et du plan. — Mains, pieds, etc.; dessinés à l'aide de la vitre orthographique. — Projections orthographiques, obtenues par des moyens pratiques, d'après des individus posés droits; puis posés en action. — Tous moyens pratiques, provevenant de l'antiquité et indiqués par Albert Durer, Jean Cousin, Desargues, etc.

Classe de la représentation anthropographique peinte, comprenant l'individuel et son embellissement. — Représentations anthropographiques peintes , individuelles et semblables. — Représentations peintes et embellies, quant aux formes et à la carnation. — Comparaison de l'individu modèle avec le canon généralitaire et avec les canons de caractères.

Les élèves de ces deux dernières divisions comprenant l'étude des canons, auront étudié à la sixième classe, affectée à la démonstration du beau.

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Classe de la théorie du beau et de la composition peinte. — Clarté ou unité du sujet et du geste. — Beauté intellectuelle du sujet. — Beauté optique du sujet ou de sa disposition. — Beauté du geste. — Physionomie belle et vraie (ses embellissements). — Proportion belle et vraie. — Tracés des canons de caractères. — Diverses carnations exposées dans des canons de caractères généralisant les tempéraments, les âges , le sexe et les variétés de l'espèce humaine.

— Accessoires. — Ornements. — Draperies. — Modes divers.

Classe des divers procédés de peintures : chimie peinturale. — Encaustique. — Fresques. — Peinture à l'huile. — Peinture au vernis. — Fixée. — Détrempe. — Gouache. — Miniature. — Aquarelle ou lavis.— Pastel. — Émail sur métaux, sur porcelaine, etc. — Peinture sur verre. — Mosaïque, marqueterie, incrustation, niellure, sgrafitti. — Tapisserie et broderie. — Peinture à l'huile d'olive sur cire. — Études des couleurs matérielles, des vernis, des glutens, des apprêts et de leur fabrication. — Réparation des peintures. — Émaux. — Fresques, etc., réparés à l'aide de la peinture encaustique.

Classe de divers cours nécessaires à Vinstruction complète. — Histoire en général — Histoire de l'art.

— Costumes et climats. — Marine. — Tactique, etc.

Dix ans sont nécessaires pour compléter les études de l'élève en peinture; en sorte que, s'il a commencé la carrière à quinze ans , il se trouvera complètement apte, lorsqu'il sera âgé de vingt-cinq ; à toute espèce de travaux dans son art.

La grande salle d'exhibition des œuvres de concours est commune à l'école de sculpture et à celle de peinture.

Une salle publique , destinée à l'étude du modèle vivant sera ouverte tous les soirs pour l'usage des ouvriers dont la profession exige des représentations de la figure humaine ; cette salle aura des inspecteurs, mais point de professeurs.

Ecole de gravure et de lithographie estampale , annexe à V école de peinture. — L'estampe est le but que veulent atteindre le graveur et le lithographe; la planche gravée ou la pierre lithographiée n'est que le moyen. Ainsi l'œuvre d'art que veut l'artiste graveur ou lithographe, c'est une estampe.

La dénomination graveurs-estampistes laisse distincte celle qui doit s'appliquer aux graveurs-nielleurs, ciseleurs, damasquineurs , etc., et aussi aux empreintistes, travaillant ordinairement sur pierre dure, ce qui a fait donner le nom de glyptique à Fart particulier de ce graveur.

Bibliothèque. — L'école de gravure et de lithographie estampale (arts dépendant de l'école de peinture) a

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sa bibliothèque spéciale, mais elle est réunie à celle de l'école de peinture.

Musée d'estampe et de lithographie. —La destination du musée spécial d'estampe et de lithographie, c'est l'instruction des graveurs et des lithographes cstampistes. (Cependant les fictions de la gravure ont une bien plus haute destination, celle de multiplier, au profit des mœurs , les reproductions toutes portatives des meilleurs sujets de moralité.)

La collection des estampes exhibées dans des cadres ou conservées en portefeuille est établie par œuvres de peintre, afin de servir l'art de la peinture ainsi que son historique, et afin de faire comprendre plus complètement le style et le talent général d'un maître. Le nombre nécessaire des doubles exhibés pour l'instruction particulière , artistique et technique des graveurs, peut facilement se compléter.

Galerie des modèles pour les exercices. — Dans cette galerie seraient offerts aux études divers échantillons de procédés à l'eau- forte, au burin, à la pointe, etc., — d'autres échantillons sur acier, d'autres àl'aquatinta , d'autres sur bois. On y verrait exposés des épreuves d'impression, de planage, de vernis ; enfin, une suite d'outils divers, des feuilles transparentes pour calque , des papiers pour estampes, des presses à imprimer, etc.

L'école de gravure et de lithographie a sa salle

particulière d'exhibition des œuvres offertes à l'examen par les concurrents, tels que dessins d'après le modèle vivant (cette école a sa salle particulière destinée à l'étude du modèle vivant), et d'après des peintures et d'essais d'eaux-fortes, etc.

L'école de gravure et de lithographie estampale étant dépendante de l'école de peinture, elle est par conséquent sous l'inspection du directeur de cette école.

Un professeur en chef y dirige les autres professeurs.

Les conférences sur l'art de la gravure et de la lithographie estampale ont lieu à l'école de peinture ; l'histoire de cet art de la gravure et de la lithographie est professée par le conservateur du musée des estampes.

Quant au jury auquel sont soumis les concurrents graveurs et lithographes, il est composé des mêmes membres du jury à l'école de peinture.

L'école de gravure et de lithographie estampale a sa salle particulière des œuvres de concours.

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