X NOTICE SUU M. DE MONTABERT
ments capables de nourrir cet amour de l'étude qui le dominait. Aussi soupirait-il depuis longtemps après l'Italie, cette terre promise de l'artiste , où surgissent encore tant de beaux restes de l'antiquité.
C'est là qu'il voulait aller méditer, rechercher et approfondir les mystères de l'art vers lequel il se sentait entraîné; car des livres, des méthodes pour le diriger, rien de cela ne pouvait le satisfaire ; il déplorait avec amertume l'absence de règles précises capables de guider un jeune homme dans la carrière si difficile de la peinture. Aussi se promettait-il, si jamais il venait à découvrir ces secrets de l'art antique, d'en composer un corps de doctrine, et de le publier pour faire honte, disait-il, aux maîtres qui laissent les élèves dans l'ignorance, parce qu'ils y sont eux-mêmes.
Il résolut donc de traverser de nouveau l'Océan pour se rendre à Rome. Il y arriva après une traversée longue et périlleuse, et l'aspect seul des murs de Rome le fit évanouir ! Je vous laisse à penser, Messieurs, quelles furent ses joies, ses émotions, une fois entré dans la ville éternelle, son ardeur à mettre à exécution le plan d'études qu'il se proposait de suivre , aidé surtout des connaissances littéraires dont sa haute intelligence était ornée.
Le long séjour que de Montabert fit à Rome et