‹ L'artistaireChapitre 9 sur 61 · NOTICE SUR M. DE MONTABERT. XIII · texte numérisé non relu

NOTICE SUR M. DE MONTABERT. XIII

ses monuments en homme de génie. Déjà , après avoir déploré les égarements de sa première manière, fruits indigestes des vices et de la routine académique, il avait produit des œuvres admirables qui promettaient de faire revivre en France le beau siècle de Périclès. Ce fut chez ce grand novateur que de Montabert se présenta, et David ne fut pas longtemps à reconnaître la valeur du philosophe devenu son élève. Ces deux hommes, formés à la même source, devaient nécessairement s'entendre ; aussi était-ce entre eux un échange de conseils et d'observations, où parfois Pélève l'emportait sur le maître, ce qui faisait dire à David : « Ce diable de Montabert a toute jours raison quand il vous démontre un principe ce sur les choses d'art ; son raisonnement est si juste, « qu'il faut s'y soumettre. »

Honneur donc à l'artiste qui sait entendre les conseils de la raison ; honneur aussi à celui qui sait les faire écouter.

Sous un tel maître, de Montabert, théoricien achevé, devint bientôt bon praticien : aussi exposat-il aux divers Salons, depuis 1802, 1° un Jupiter; %° en 1804, Stratonice et Antiochus; 3° en 1808, Geneviève de Brabant ; 4° en 1810, Léda, réexposée en 1814; ce tableau lui valut une médaille d'or; 5° en 1817, Diane venant visiter Endymion : ce tableau fut acquis par le roi. Dans le grand nombre

Page 1