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« pétée de ce fait. J'ai le regret de voir des ce sujets sans moralités, des traditions ab- « surdes, des sottises de plus d'une es- « pèce adoptés par quelques artistes dont « le pinceau serait anobli par la consécra- « tion de tous les beaux traits de Thisloire t' du pays ; ceux-ci au moins seraient prô- <f près à réveiller dans le cœur des citoyens « l'amour de la patrie , l'héroïsme filial , le « dévouement maternel , la passion du trà- « vail et de 1 ordre, l'ardeur des découle vertes et des améliorations, l'émulation <c industrielle , enfin tous les sentimens gé- « néreux qui font grandes les sociétés, que « l'oubli de ces choses rend petites. Un dé- « veloppement imposant s'est déjà fait re- « marquer en France ; la gloire des armes, « les belles entreprises de l'industrie nous
« ont placés au pi^emier rang des nations ; ff que les arts, adoptant la directiQn qu^ont M prise les lettres , achèvent noire éduca- «< tion morale, et nous léguerons à la pos- « téri lé un touchant souvenir, où viendront
« se confondre 'la mémoire des vertus et
« de la valeur qui nous auront égalés aux i< anciens, et la tradition des travaux im- « portans, des inventions précieuses qui •f ont fait de nous le peuple le plus avancé « dans Ja civilisation.
« Vous voyiez, mon cher anaj , ce que j'at- « tends des arts. Je voudrais que les hom- « mes habiles qui les cultivent, compris- « sent bien cela , et voulussept entrer dans « une voie où il y a tant de renommée à « acquérir. Puisse le Salon de cette année « nous les montrer sur cette route!
( IXIll )
« Vous savez que j'ai besoin de vous « pour m'accompagner dans mes visites « au Louvre ; je vous attends demain ; vous « m^aiderez à séparer l'ivraie du bon grain. « Je philosopherai , et vous rectifierez mes « jugemens, qui pourraient bien n'être pas « très-conformes aux règles de récole, aux- « quelles je n'entends rien. Je suis un igno- M rant qui a envie d'apprendre; mais je « n'ai point de préjugés, point de préveç- « lions. Soyez, pour ainsi dire, le directe teur de mon gQyt, et comptez sur un «c disciple docile. AdieU.
« Votre ami , le Philosophe. »
La réception de ces lettres a modifié mon projet ; on revient si facilement à son inclination première; il est si difiicile d'y re-