scène a de la gr^fce , c'est une très -bonne tra*r
duction de Longus. L'i&xécution en marbre de
cet «uvr^e sera certainement commandée
par le gouvi^nement. C'est encore une belle
sl;atue que celle de cette Vierge qui tient dans ^^'5]f*J^J'"
ses bras l'enfant-Bieu qu'elle présente aux n« 1791
hommes. EHe cst^ selon moî^ de beaucoup ^^^^
ppj6£érabie à celle de M. Guersant. La figure gv^îuskut.
1 1 . • 9 1 . , . Statue de Vierge.
de celuâ-cinest cependant pas sans mente, n« isos. }iiais elle n'a que peu de charme. ^ ^
M. Cailhouette a fiait aussi ime Vierge. L'sui-r cailûouktte.
,.| 1 • • 1 11 I«a Vierge an mo-
teur annonce quil a cJac^si Je moment «e la mentdeiacon-
conception. Je lui en demande pardon, mais n« 1780.
c'est une idée étrangement fausse que celle à ^ ^^
laquelle il s'est laissa surprendre. La sculpture
ne peut point rendre cette mystérieuse opé-f
ration du Saint-Esprit. Si Ma^ie exprime l'état
ineffable de bonheur où la visite d'un Dieii en
son sein doit la plonger , et l'extase qui doit en
résulter, j'ai bien peur qu^ le sts^uaîre ne fasse
BorzB.
Un Z^^byr.
Flattjsbs.
une bacchante ; si elle n'exprime pas cette sensation ^ si un voile de pudeur un peu trop épais cache à nos yeux l'état intérieur de cette femme choisie , entre toutes les autres , pour l'accomplissement du grand œuvre de la rédemption ^ la figure devient froide , quelque bien traitée qu'elle soit d'ailleurs , et c'est ce qui arrive à celle, de M. Cailhouette.
M. Boyer est tombé dans la même erreur^ quand il s'est imaginé qu'il pourrait faire comprendre ^ par un mouvement quelconque , l'allégorie dans laquelle il a entendu montrer le Zéphyr contrariant les amours d'un papillon et d'une rose. Un souffle est une chose physique ; l'amour du papillon pour une rose est encore une chose physique , c'est le rapprochement de l'insecte ailé et de la fleur ; comment un Zéphyr-homme , tenant du bout des doigts de la main droite un papillon ^ et de l'autre main une rose , fort éloignée dudit papillon , exprimera-t-il autre chose que l'idée de la chasse aux papillons? La donnée de M. Boyer est prétentieuse , l'exécution s'en est ressentie ; sa petite figure^ qui a d'assez jolies jambes i, est d'aillei:y:*s un peu maniérée.
M. Flatters n'est pas au nombre des artistes
que le jury a fa vorise's . Sa statue d!Érigone avait Érigone d'abord e'té rejetée , et ce n'est qu'après une sorte de révision qu'elle a été adoptée. On se rend difficilement compte de cette sévérité de la commission des arts ; qu'a donc cet ouvrage de M. Flatters qui puisse 1^ justifier? J'avoue que je le cherche en vain. La pose d'Érigone est simple ; les lignes , un peu ressortantes peut-être à la hanche droite , sont en. général fort agréables ; la tête est d'une expression charmante ^ malgré la lourdeur assez sensible de la mâchoire inférieure ; l'ajustement de la draperie est de bon goût ; le style a de la noblesse ; l'ensemble enfin est gracieux. Ce modèle , qui n'est pas tout4i*fait achevé vers Jes pieds , et qui peut être revu par l'artiste , eiA le type d'une bonne statue en marbre. Quelle fatalité avait donc fait pencher le jury pour le rejet de ce morceau que l'auteur présentait^ accompagné des bustes de Bjrron et de Goëthey ouvrages très-dignes d'estime, et de quelques portraits excellens? 11 ne faut pas rechercher les causes secrètes de cette espèce d'outrage que certains membres de la commission faisaient au talent de M. Flatters ; il serait trop
Phjlopœmen.
fâcheux d'avoir à faire des révélations dont les arts auraient à rougir.
M. Flàtters n'est pa& , au surplus, le ^eul statuaite distingué qui ait pu avoir à se plain-^ AiLiEJi. dre du jury; M. Allier s'est tu fermer l'entrée du Louvre par ce tribunal , et il n^a dtt qu'à la protection d'un sculpteur déjà célè^ bre, et à la bienveillance éclairée de M. de Forbin, la place qu'occupent à l'exposition quelques-uns dé ses ouvrages. Après avoir examiné avec attention et PhUopœmen y dont la pantomime et l'expression sont fort satisfaisantes , dont l'étude est plus conforme au sentiment dé la nature qu'à celui de l'antiqUe, j'ai peiîie à deviner les motifs de la dédsion du jury. Ce morceau taut mieux que tel autre , dont la réception n'a souffert aucune difficulté. Il n'est peut-être pas dans le principe d'une école bieti sévère ; le style n'en est peut-être pas irréprochable; l'exécution est, je veux bien lé croire , un peu naïve ; mais «l'est-ce pas l'ouvrage d'un artiste jeune encore, et, depuis titi if ès-petit n^iubre d'années, adonné aux tra^o^attt de la istatuiaire? N'y a-t-41 donc , dans cette figure , ni aVfehir , ni mérite
«el? Vous, voudriez bien qull en fxit ain$i , pour que votre partialité £ftt à Tabri! Mais non^ Im statue de M. Allier est bien; une prockaine sera mieux encore , et vous n'aurez pas pu décourager un jeune homme qui , jadis capitaine de dragons , et rappelé par la paix au sein de ses foyers , a rêvé la gloire des arts ^ plutôt que de i»e prostituer à la dégoûtante corruption qui ouvrait tan)t de carrières ; qui , sans maître, a oséentr6pye«dre...... - Sam
maître! et c'est là le Qn niot. Le tort extrême de M. Allier e^t d'avoir étudié seul , d'avoir écouté son instinct , d'avoir obéi à son génie , d'avoir obtenu, sans cotterie, des succès au Salon de 1822, de n'avoir pas été s'enfermer dans l'atelia: d'un ac^démicieîi , qui aurait pu $e vanter ensuite d'avoir ^rn^é un elçve que la natiire avait fait sculpteur en dépit de l'Aca* démie et de ses règles ; oui , voilà son tort^ et c'est un tort irréparable. JMais le public n'apprécie pas les choses de la même manière que vous ; vous rejetez , et il agrée ; vous ne voyez en M. Allier qu'un amateur ^ et il voit un ar^ tiste qui réalise déjà de ^aifides espérances ; vous refusez bustes et statues , et il félicite l'auteur sur sa statue et ses portraits ; enfin, vous
VlITTT,
lui dites : n'espërez pas être plus heureux une autre fois ; et il l'encourage à redoubler de zèle et de courage , lui assurant à l'avenir sa faveur. Oh ! maiç , c'est que le public est un sot ! Sans doute; aux yeux des sages du jury. Je crois que les arts ne nous ont jamais Homère ^lontre' Homère dans cet âge où il préludait , sans doute ^ par de brillantes improvisations , aux chants divins qui ont consacré sa gloire, jeune encore, comme l'a dit Chénier. Un mystère étonnant couvre d'un voile impénétrable les premières années de la vie de ce prince des poètes. Sa célébrité historique et traditionnelle ne commence qu'avec son infortune. C'est Homère aveugle , Homère persécuté , Homère chantant , en mendiant son pain , les exploits des héros a qui sa lyre assurait l'immortalité, que nous connaissons. Une large barbe , des rides profondes et imposantes , des yeux que la lumière ne frappe plus de son éclat , réfléchi dans l'imagination ; une bandelette , attribut de la royauté et de la divinité ; un luth dTécaille de tortue , voilà les caractères auxquels nous nous sommes habitués à reconnaître le chantre d'Ulysse et
d'Illion. M. Vietty a eu l'heureuse idée de le représenta: cédant à ses premières inspirations, et éprouvant, pour la première fois ^ l'émotion créatrice , la révélation intiipe du génie. Homère est assis sur les bords de la mer; et, comme si une voix céleste lui découvre à l'instant sa vocation, il écoute avec surprise , et déjà sa bouche laisse échapper des accens pleins d'énergie , de grâce et de noblesse. Cette figure bien composée , est d'une étude fort soignée. La touche en est large , les détails en sont fort beaux. La tête n'est peut-être pas d'un caractère assez distingué, mais elle est expressive. Tout porte à croire que cette statue serait très-belle avec le fini du marbre. M. Vietty est un artiste original , qu'une grande éducation soutient dans ses travaux. Il en retire un avantage de tous les momens ; il se met en rapport avec l'antiquité^ qu'il n'interroge pas en copiste aveugle, mais en homme éclairé , qui sait quels emprunts il faut lui faire, et jusqu'à quel point on doit allier l'étude de ses chefsd'œuvre avec celle de la nature. M. Vietty est réservé, sans doute, à des succès éclatans;
il serait à désirer qu'il vînt se fixer, à Paris. Lyon^ où il est obligé de vivre tout concentré en luî-méme, est aiitipathi(|ue aux arts libéraux. Les arts industriels y ontÊiit d'immenses progrès ; le goût qui les dominé ne saurait être favorable au développement des idées sur lesquelles repose le culte des beaux -arts. Les pensées mercantiles s'accordent mal avec le beau ; et il est difficile de faire comprendre le tnérite d'une composition historique , ou d'un groupe , à un ^bomme qui met tout son soin à l'applicatîcm du des^ sin barbare de cachemire au métier k la Jacquart.
chatahk., m. Chavanne devrait bien plus encore que son confrère Yictty^ quitter Lyon, pour le séjour de la capitale. 11 a besoin de modèles. Sa manière est petite et triviale ; je le dis à re^et , il n'a , dans son dessin , ni grandiose , ni élégamce. Son style es{t /con-' tourné. Il n'est peut-être, en sculptiure,. rien au monde d'a«sâ pauvmque son groi^e de deux figures, que je ^rdis être CepJude et Prvcris, La tête de Cabale est ignoble ; quant à Procris ^ elle est dans une pose si extravagante, qu'elle fait fuir. M. Chavanne.
de Lyon.
avait fait, en 1822, preuve dW certain talent. 11 a dégénéré. Nous devons l'engager à prendre sa revanche et à briser ce mo» dèle malheureux , qu'il faut sacrifier ku dieu du goût.
La statue de M. Bra , représentant le bra Prince généralissime devant Cadix, est un ^ Di^p^ST ** morceau estimable. Je l'aurais voulu plus "" '777monumeipitid ; il n'est cependant pas indigne du sage qui rendit le décret d'Andujar , et qui , par sa modération , plus que par la force de ses armes , conquit l'Espagne et la soumit à ce sy&téme de bienveillance et de douceur , dont il donna le secret à la France dans ces deux mots : Union et oubli.
M. Delaistre est u^, de ces athlètes vigou-- del^istre. reux qui ne quittent là lice que lorsqu'enfin , Phodon vaincu par les aimées , ils ne peuvent plus qu'encourager , de la voix et du geste, leurs )^mes successeurs. Ce statuaire est septuagénaire , et l'exécution d'une grande figure ne l'a point efltayé. Le succès n'a point trahi son espérance. Il a réussi. Son Phacion est une statue qui atteste un grand savoir ; la main du vieillard se fait sentir quelquefois ; mais, plus soutint, le ciseau de l'homme
ËspBKcnux.
Jeune baigneur.
FOTATXEE.
L'Amoar.
Jacquot.
Baigneuse.