‹ L'ártiste et le philosopheChapitre 42 sur 43 · PETIT SUPPLEMENT · texte numérisé non relu

PETIT SUPPLEMENT

JHoTRB philosophe dit , page 19 : « Si j'étais minis- « tre, je rendrais à la presse la liberté dont on Fa fait « veuve. » Nous n'avons pas pu faire disparaître cette phrase qui n'est plus de circonstance. Nous nous hâtons d'en faire remarquer l'inoportunité., La presse est redevenue libre. A la vérité ce n'est point à la politique d'un ministre que nous sonmies re» devables de ce bienf^t. M. de Villèle ne rend pas ainsi hommage aux droits et aux besoins de la nation ! Notre reconnaissance se plaît à proclamer que c'est à la loyauté généreuse de Charles X et à la raison éclairée du Dauphin , l'ame de ses conseils^ que la France doit ce retour à l'un de ses plus importans privilèges.

ScHKjsTz — Induits en erreur , comme tout le monde, par

Condé ^ u ba- la ^uoticc du HvTet , relative au Grand Condé de

taille de Rocroy. •»* ci i i ' x • i»

M. bchnetz , nous avons reproche a cet artiste d avoir mal traité le sujet de la bataille de Sénef. Une bande officieuse et une lettre <le M. Suvé nous ont appris que M. Schnetz avait voulu représenter Cotidé à la bataille de Rocroy. Notre critique ne subsiste pas moins dans plusieurs de ses points.

FtBUBT. — En parlant des travaux de M. Fleury, nous

ayons oublie de mentionner la charmante étude JeBnepAiredâiu

, la campagne d<

qu*il a faite, représentant un pâtre dans la. campa- Rome, gne de Rome. Nous devons réparer cette omission. "* ^^^ Cet ouvrage est d'un beau ton, d'une naïveté d'expression délicieuse. Je l'avais pris d abord pour une production de M. Schnetz. Il est vrai que c'est une imitation étonnante de sa manière, qui finira par faire des victimes , non pas des gens comme M. Fleury, qui ont un vrai talent , mais de ceux qui cherchent à se faire un nom , à l'abri de la réputation d'autrui.

— Depuis quelques jours , un nouveau portrait Hehsekt. de M. Hersent fait foule à l'entrée de la grande ga- ^""TmdT^' lerie. C'est un morceau délicieux d'élégance, de sentiment et de facture. Le coloris que les amateurs

de la peinture anglaise trouveront peut-être un peu rosé', est d'une finesse et d'une harmonie charmantes. Ce portrait de M. Hersent a la séduction de ceux de Prud'hon, mais il est d'une touche plus précise ; il a plus de force sans avoir moins de grâce. Nous le préférons aux ouvrages, du même genre, de M. le baron Gérard.

— Nous avons oublié de parler de M. Granger, grahgïr. qui a fait un bon portrait d'après son ami , M. Au-

bry ; de M. Ponce-Camus , à qui l'exposition doit un ponce-Caml s. portrait de M. le docteur Marc, remarquable par la ressemblance et la fermeté du ton ; de M. Comairas , com mhas. dont le pinceau franc , large et ferme , a reproduit les traits d'un jeune homme dont nous ignorons le

BsAUGABo- nom; et de M. Beaugard-ThO, dont les portrait»

Thil

sont remarquables par une bonne couleur et par un excellent modelé.

H. Vmmt. — M. H. Vernet a été chargé par Sa Majesté

s.M^'chlriMX <l'exécuter son portrait équestre. L'artiste a eu

DAUPHUf^de l'^c^reuse idée de représenter Charles X faisant

^\ ^û ^^' ^^^ entrée à Paris , accompagné et entouré des

d'0ii(*Aifs princes de sa famille et des maréchaux de France.

et de BouBBolV. '■

La composition de M. Vernet est pleine de simplicité et de grandeur. Tous les personnages y sont dune ressemblance frappante; l'ouvrage n'est pas encore fini au moment où nous publions ce livre ; mais, quand nous l'avons vu, il était assez avancé pour que nous puissions prédire qu'il sera encore supérieur à celui où M. Horace nous a montré S. A. R. le Dauphin, accompagné de son Etatmajor.

Lamottb. — Parmi les petits tableaux qui figurent dans les

Combai d'un dcmières salles du Louvre , nous n'avons remarqué,

coq et d'un . ,. * .

dindon. que' dcpuis 1 impression de cet examen critique , n« 1009. ^^^ ouvrage de M. Lamotte, qui serait bien ridicule s'il n'était dominé par une pensée , que nous avons fort bien devinée. La supériorité que le peintre a donnée au coq sur le dindon , est une allégorie , dans laquelle nous voyons le triomphe prochain du peuple français sur le peuple jésuite. Puisse M. Lamotte avoir prophétisé juste! Àmen,

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