‹ L'ártiste et le philosopheChapitre 6 sur 43 · VII · texte numérisé non relu

VII

vu notre nom inscrit sur le livret de la Société des amis des arts , il nous est défendu d'oser imprimer notre opinion snr un tableau, sur un bas-relief, ou sur une estampe! Vos productions doivent éire pour nous autant- de noli tangere! Nous ne devons les regarder que d'un œîl respectueux, n'en approcher que comme de Tarche sainte , nous incliner enfin devant chacune d'elles ,f.omme d^ant autant de témoignages éclatans et sans reproches d'un génie sur-humain! ^

— Mais, cela devrait être. .

-^ Ainsi,. rien ne pourra nous relever de cette interdiction! nous serons à tout ja^ mais séparés de vous! notre commerce avec la ntuse de la peinture sei^a traité d'impiété , de profanation ! nous serons au

ban de Fempire des arts el rejelés comnie

indignes!

• — Sans doute.

— Serviteur!... il n'en sera rien , je vous jure, à moins que vous ne consentiez à vous voir déshériter du droit de juger les œuvres des poètes dramatiques , les dissertations des philosophes, les discours rdes orateurs, enfin tout ce qui est du domaine de la littérature. Le marché vous convientîl? Je ne le crois pas; vous revendiquez le droit qu'a tout homme, quelque médiocrement organisé qu'il soit , de prononcer sur le mérite de toute composition adressée au public. Vous le réclamez, étions avez raison. L'instinct el un certain goût, qui est souvent très-ind'épeqdant de l'éducation, peuvent faire du jpreraier venu un bon jugé,

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