‹ L'ártiste et le philosopheChapitre 7 sur 43 · IX · texte numérisé non relu

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même en des matières foirt délicates. L 'auteur qui travaille pour le théâtre , celui qui fait un roman , celui qui publie un poëme reconnaissent pour juges, et Faristarque assis au parterre, et la femme aux mains de laquelle tombe son livre , et Técolier qui analyse ses chants épiques. Il est esclave né de quiconque Fachète /comme l'a dit Boileau. Ainsi vous , artistes, que je suppose, pour un moment, illétrés, vous êles les tyrans des productions dès gen^ de lettres ; au ihéâlre, vous pouvez vous prononcer hautement pour ou contre une comédie de M. Etienne; dans un salon, vous pouvez:

déclamer contré les vers de MM. Delavigne et de Lamartine ; vous avez le droit incontestable de dire : Cet ouvrage est mal écrit , il pèche par l'intérêt , il ennuie; Fauteur

manque d'esprit, où toute autrechoseseiii-* blable ! et ce que^vous faites , nous ne pourrond le faire ; ce que vous dites , il nous sera défendu de le dire! nous ne devrons pas nous penueltre d'imprimer: Ce peintre manque d'invention ; son tableau me laisse froid ; cette couleur manque de vérité ; ces figures sont sans gi^âces ; ou , au contraire : Il y a du feu dans cette con>position , il y a de la chaleur dans ee coloris j de l'élégance dans l'arrangement de ce groupe, de la noblesse dans l'expression de celle tête, et de la correction dans le dessin de ce torse ! Ah ! ma foi! la prélentlon est par trop ridicule.

— Nous convenions que l'homme de lettres, coitinié rhomnse du peuple, peut dire : « Je suis ou je ne suis pas remué ; ceci me « touche, cela me plaît; cette chose me

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