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Les lycéens atteignent donc entre 16 et 17 ans la taille moyenae des conscrits, et à 20 ans ils ont 22 millimètres de plus. Cette différence est due en partie au régime, déterminant un développement plus précoce, mais on peut supposer qu'elle est aussi due en partie à des causes héréditaires.
La sériation des tailles est bien aléatoire, étant donné le faible nombre des sujets. Elle est cependant suggestive.
20 ans
19 ans
18 ans
Conscrits
180 et +.
151 et — . .
On reconnaît la présence, chez les collégien?, d'un élément de haute taille, et, chose curieuse, il semble que les plus grands à 18 ans sortent alors du lycée. Cet élément correspondrait aux élèves les plus avancés dans leurs études. Le même phénomène a été observé dans de nombreux établissements d'Europe et d'Amérique.
Les normaliens donnent les résultats suivants :
14 sujets de 20 ans et + 1.609
Les normaliens sont donc, dès avant vingt ans, plus grands, mais de fort peu, que les conscrits. Ceux de 20 ans et plus sont au contraire très au-dessous de la moyenne, comme si les plus petits étaient en même temps arriérés dans leurs études. Les normaliens sont plus petits^ pour chaque âge, que les lycéens.
Le mémoire de Muffang, Ecoliers et Paysans de Saint- Brieuc, contient une foule de documents et de tableaux relatifs à l'anthropologie de classe. J'y prends seulement quelques données.
J'ai déjà signalé la diiférence d'indice des lycéens et des écoliers, également issus de parents briochins : 82.34 pour les premiers, 84.33 pour les seconds, les conscrits ruraux ayant 85.4 en moyenne. Une série de 81 lycéens internes a pour in dice 83.01, une de 47 externes 82.17.
A Saint-Brieuc comme à Rodez^ les élèves de l'établissement ecclésiastique ont plus de tendance à la dolichocéphalie que ceux du lycée, et chose curieuse, les lycéens de l'enseignement moderne tendent plus à la dolichocéphalie que les élèves de latin. Les normaliens ont également des indices plutôt supérieurs à ceux des conscrits, dont ils diffèrent d'ailleurs par leur crâne volumineux. C'est ce qui résulte du tdbleau de pourcentage suivant :
CBIFFIIS DBS IHDICBS
Paysans caotoQ sud
Ecolo communale
Ecole normale
Lycée ( classique )
Lycée (moderne)
Eeole S»-Chnrlo*
Nombre de sujets.
Indice moyen . . .
L*£cole ecclésiastique Sainl-Cbarles reçoit des élèves appartenant en général à des milieux sociaux plus élevés. L'élévation relative de l'indice des lycéens, section classique, est due en partie à la présence de fils d'instituteurs, très brachycéphales et à crâne volumineux.
Le tableau suivant, basé sur 10 sujets de chaque catégorie^ n*est pas moins suggestif :
CATÉGOBIB
Laboureurs, conscrits
Ouvriers, conscrits
Fils d'instituteurs, collégiens, 16-19 ans.
Fils de notaires — —
Fils de médecins — —
CEANB
loDgveiir
UrgQur
I5DICB