‹ L'Asclépieion d'Athènes d'après de récentes découvertes: d' après deChapitre 12 sur 40 · LES 1CINISTHE8 DU CULTE · texte numérisé non relu

LES 1CINISTHE8 DU CULTE

naient à lui , et , sur leur injonction , elle s'endort. Les ministres sacrés , voulant la guérir , s'y prennent alors comme il suit : ils lui ôtent la tête de dessus les épaulés , et Tun d'eux , plongeant la main dans l'intérieur du corps , en retire le ténia , monstre énorme ; mais impossible de rajuster la tête et de la remettre en place. Le dieu se présente alors et gourmande ses serviteurs pour avoir voulu faire plus que ne le comportait leur science ; puis, avec un art irrésistible et divin , il rend à ce corps inanimé la tête qu'il avait perdue et ressuscite la patiente (1). »

Ce conte, qu'il faudrait traduire dans le français d'Amyot pour lui conserver toute sa grâce naïve et son air de malice , explique mieux encore que les passages d'Aristide cités plus haut ce que pouvait être le rôle du zacore. A l'époque où cette charge était devenue une véritable dignité sacerdotale , c'était le zacore qui avait la surveillance de l'hôpital proprement dit , qui recevait les malades , les installait sous les portiques , peut-être leur donnait certains soins élémentaires. Le prêtre avait l'autorité suprême ' dans le sanctuaire; le zacore était, semble-t-il, spécialement chargé de s'occuper des suppliants ; c'était l'aide , peut-être l'intermédiaire du dieu dans les cures miraculeuses dont l'Asclépieion était le théâtre.

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