‹ L'asepsie et l'antispesie à l'hôpital BichatChapitre 19 sur 55 · ANTISEPSIE CUTANÉE · texte numérisé non relu

ANTISEPSIE CUTANÉE

Nous serons extrêmement bref sur tout ce qui concerne V Antisepsie de la surface cutanée , clans le but d'insister davantage sur l’Antisepsie des autres régions du corps. Tout le monde sait, en effet, que c’est une des premières questions qui ait été soulevée à 1 aurore de la méthode, une de celles que l’on connaît le mieux aujourd’hui.

Nous rappellerons seulement que l’asepsie absolue de la peau normale n’a pas pu jusqu’ici être obtenue d’une façon complète. Il est, en effet, impossible de stériliser la partie profonde du derme (glandes sébacées, racine des poils, etc.). Et dès qu’on a affaire à un individu dont une partie de la surface cutanée est ulcérée, dépourvue de son épiderme protecteur, la défense des éléments sous-jacents contre les germes pyogènes ou septiques est encore bien plus délicate. Aussi ne doit-on pas trouver extraordinaires les minutieuses précautions prises chaque fois qu’il s’agit de la moindre incision des téguments.

Et les règles que nous formulerons seront d’autant plus importantes à observer, que le sujet présentera une surface cutanée constituant un meilleur milieu de culture pour les microorganismes qui y pullulent : à savoir dans les cas de diabète, de syphilis, d’alcoolisme, etc. , états constitutionnels qui diminuent considérablement l’intensité delà vie cellulaire et partant la résistance de l’organisme ; ou dans les cas de grossesse, état physiologique qui ne doit plus être considéré désormais comme une contre-indication à toute intervention sanglante.

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