I. Le matériel gynécologique
■S übét&ncêé àntiseptlqües employées et pfèpàl'alion
du matériel.
Nous ne dirons rien des solutions antiseptiques. Celle de sublimé est presque la seule utilisée à l'Hôpital Bichat pour la gynécologie. Bile est au milliètne ou au dehiimillième, C’est elle qüi sert exclusivement pour lés ittjed= tiens vaginales ou intra-utérines.
Comme nous l’avons dit, M. Terrier ne se Bert plÜS ptJUr les lavages des anciens irrig-ateurs; il utilise le laveur Wasseige ou bien l’injecteur vaginal classiqueà suspension .
Il nous faut insister davantage sur les matériaux de pansements : tampons, crayons médicamenteux ihtra» utérins, laminaires, épdhges préparées, etc.
Les tampons iodoformès sont de plusieurs sortes et de volume variable. Faits par l’interne en pharmacie du service avec de laouateantiseptique au sublimé ou àl’acide phonique, ou avec de la ouate stérilisée à l’étuve Sorel, ils sont, les uns, aplatis (ceux-là ont la forme de rondelles imprégnées d’iodoforrne sur une seule de leurs faces) ; les autres, sphériques. Les premiers servent surtout à obturer la vulve ; les autres sont presque exclusivement employés pour le tamponnement de la partie profonde du vagin.
Il y en a de plus petits qu’on peut introduire dans la cavité utérine ; ils sont généralement réunis les uns avec les autres à l’aide d’un fil de soie (tampons en queue de cerfvolant).
Quand les tampons ne sont pas iodoformès, on les stérilise parfois par l’ébullition dans l’eau stérilisée.
Les laminaires, qu’on distingue en petites, moyennes et grosses, et qu’on conserve généralement dans l’éther iodoformé, sont plus faciles à rendre aseptiques que les éponges préparées comprimées qu’on trouve dans le commerce (1). Ces dernières sont, en effet, très souvent de mauvaise qualité et certainement infectées dans quelques cas. Malgré un séjour prolongé dans l’éther iodoformé, elles peuvent donc ne pas être aseptisées : ce qui explique pourquoi la dilatation utérine a pu provoquer parfois des accidents graves (paramétrite, poussées de pelvi-péritonite).
Puisque les éponges à laparotomies sont préparées et désinfectées avec soin, l’idéal serait donc de confectionner ces éponges préparées à l’hôpital, avec des éponges à laparotomies, nettoyées et aseptisées comme nous l’avons précédemment indiqué. On n’aurait plus ensuite qu’à les conserver dans de l’éther au sublimé. Nous appelons l’attention sur cette petite modification, qui nous semble avoir un certain intérêt.
(1) La stérilisation des laminaires par la chaleur sèche no semble pas possible, même en prenant certaines précautions. Ce serait évidemment un moyen parfait de désinfection ; malheureusement, il a quelques inconvénients pratiques et jusqu’ici on s’en tient au séjour dans des solutions antiseptiques éthérées qui ne les imbibent pas.
Voici les différentes formules qui indiqueront comment l’interne en pharmacie du service prépare lui-même les substances indispensables.
1° L ’ éther iodo formé au 1/10 :
Ether sulfurique ..... 90 grammes.
Iodoforme 10 —
Il sert surtout à désinfecter et à conserver les tiges de laminaires et les éponges préparées nécessaires pour les dilatations utérines.
L’éther iodoformé au 20e (5 p. 100) n’est guère utilisé dans le service que pour des injections interstitielles, dans les cas de goitre ordinaire (1) par exemple.
Récemment, on a employé quelquefois, pour conserver les laminaires, de Yèther au sublimé.
2° Les crayons antiseptiques intra-utérins sont faits soit avec l’iodoforme, soit avec le sublimé.
En voici les formules :
a). Crayons iodoformés (irc formule) :
Iodoforme 10 grammes.
Gomme adragante. . . . 0.50 centigr.
Glycérine 1
Eau stérilisée (pour le muci- > q. s.
lage) )
Crayons iodoformés (2e formule) :
Iodoforme en poudre. . . 20 grammes.
Gomme arabique .... 1
Glycérine pure j ààâ 2 grammes.
Amidon pur )
b). Crayons au sublimé (lre formule) :
Bichlorure de mercure . . 0.50 centigr.
Guimauve pulvérisée. . . 10 grammes.
Gomme adragante. . . . 0.50 centigr.
Glycérine I
Eau stérilisée (pour le muci- / q. s.
lage) \
(1) Terrier. — Traitement du goitre par les injections intraparenchymateuses d’éther iodoformé ; in Progrès médical, 1888, 1er décembre, p. 460 et 8 décembre, p. 476.
Crayons au sublimé (2e formule recommandée) :
Sublimé 0 gr. 50
Poudre de talc. .... 25 gr.
Gomme adragante. . ; , 1 gr, 50,
Eau stérilisée 1
Glycériné: j C1‘ Si
Ces formules sont pour 10 crayons; l’eau et la glycérine sont ajoutées goutte par goutte jusqu’à consistance voulue. Les crayons sont coupés de la grosseur d’une pilule de 20 Centigrammes,
Inutile d’ajouter que les instruments d’un usage permanent en petite gynécologie : spéculums, cathéters utérins (à Bichat on emploie l’hystéromètre métallique rigide et l’hystéromètre ilexible deM.le D'Caulet), sondes intra-utérines, pinces à pansements, etc., sont stérilisés par des ébullitions répétées avant de servir pour une nouvelle malade.
Le meilleur moyen de réaliser pratiquement ces conditions est d’installer dans la salle réservée à la petite gynécologie un réservoir contenant de l’eau phéniquée (1) qui bout constamment pendant la durée des examens et où plongent tous les instruments avant d’être utilisés. Mais, pour ne pas perdre de temps, il faut disposer de plusieurs instruments de même sorte.