II. Dispositions générales
Les urinaires qui séjournent dans le service de M. Terrier sont soumis à un régime sévère. La plupart du temps, on ne tolère que le lait ou l’eau de Vichy comme boisson. Le vin est défendu.
Pour faciliter l’observation de ces malades, chacun d’eux possède sur la tablette de la tête de son lit les objets suivants: un grand bocal gradué pour conserveries urines de la journée et apprécier la quantité rendue ; deux petits cartons où à l’aide d’une épingle le malade inscrit, en faisant une série de piqûres sur ces cartons, avec un pointage spécial pour la nuit et le jour, le nombre de ses mictions ; un autre carton où est écrite l’analyse des urines, qualitative et quantitative s’il y a lieu; un petit pot de vaseline avec fermeture solide ; un entonnoir de verre et un petit tube de verre effilé monté sur un tube de caoutchouc, le tout placé dans un flacon d’eau boriquée ; c’est le laveur employé pour introduire de l’eau boriquée dans la vessie. Ces instruments-là , bien entendu, ne servent qu’à un seul malade.
On le voit, M. Terrier a presque proscrit les seringues de son service et ne s’en sert que quand il ne peut pas faire autrement, c’est-à-dire très rarement.