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convenable, Une de ses filles, sœur Saint-Pierre, se souvient qu'il y a à son couvent de la Charité une gravure représentant une religieuse dont elle ne connaît pas l’ordre et dont la coiffure semble répondre à l’idée de notre Mère. On envoie chercher cette gravure, et après l'avoir examinée on décide qu’elle servira de modèle pour notre coiffure, Quant au voile, on le taille d’après celui des Hospitalières de l’'Hôtel-Dieu, en évitant toutefois de lui donner une aussi grande longueur ?,
Le 25 septembre 1855, le P, Saché écrivait à la mère supérieure :
‘“ Madame et sœur en Notre-Seigneur,
“Je me réjouis et vous félicite de ce que M°' de Tloa veut bien lui-même se charger de vous donner des règles en vous constituant en congrégation religieuse, Ces règles seront d'autant plus précieuses qu’elles viendront d’une autorité plus haute, la plus respectable pour vous après celle du Souverain Pontife, Vous devrez les recevoir avec reconnaissance et les observer avec fidélité …
‘“ Si, comme je n'en doute pas, vous avez conservé
l'esprit que j'ai tâché de vous inspirer, et qui, je crois,
devra toujours être l'esprit de votre petite congrégation, vous n'aurez nulle peine à comprendre et à suivre cet avis. Votre esprit doit être (dites-le souvent à toutes vos sœurs qui me sont si chères en Notre-Seigneur) un esprit d’humilité et d’obéissance. N'oubliez jamais que le bon Dieu en se servant de vous pour donner naissance à votre œuvre, ou plutôt à son œuvre, a fait un grand miracle, puisqu'il a fait quelque chose avec rien ; re cessez point de demander la continuation du même miracle, c’est la vie de yotre œuvre, S'il vous laissait un instant à vos propres forces, tout retomberait dans le
néant, Que cet esprit d’humilité vous engage, après que
vous d'autant plus que votre maison s'élève plus haut,
vous serez constituées en congrégation religieuse, à À vous regarder comme les dernières de toutes les reli- i gieuses, et ne vous permettez même pas de vous com- ! parer aux autres congrégations, À mesure que vous j croîtrez en nombre, croissez en humilité, et abaïissez- |
“ A cet esprit d'humilité, joignez l'esprit d’obéis-
sance ; comme le bon Pasteur soyez obéissantes, s’il le
faut, jusqu’à la mort, et jusqu’à la mort de la croix. bi
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Mourez, ensevelissez-vous par l’obéissance dans l’humi-
lité, et votre œuvre vivra. Dieu lui-même la fera
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« ; . A grandir et la soutiendra, puisque ce sera son œuvre, .
“ Redites cela à toutes vos anciennes qui ont dû
recevoir la grâce de ce double esprit avec plus d’abon-
dance, afin de le transmettre à celles qui leur succéderont,
“Ne tentez pas le Seigneur, mais aussi ne vous défiez pas de la divine Providence, Si elle vous envoie des pénitentes bien disposées, ouvrez-leur votre Asile. Dieu les y nourrira.
“ Ne rejetez l'assistance de personne, sollicitez même des secours avec humilité, mais ne vous appuyez pas sur un bras de chair, Dieu seul doit être votre soutien,
‘“ Vous me dites que la santé de vos sœurs est toujours mauvaise, qu’elles vont rentrer dans la nouvelle maison pour y mourir. Prenez soin d’elles comme une mère de ses enfants ; mais encouragez-les en même temps à se réjouir dans leurs infirmités, elles n’en ressemblent que mieux au bon Pasteur.
“ Toutes ces bonnes sœurs sont présentes à mon esprit, je n'oublie pas plus les Irlandaïises que les Canadiennes, je leur porte à toutes un égal intérêt en Notre- Seigneur. Veuillez me recommander à leurs prières, ainsi qu'à celles de vos pénitentes que je n’oublie pas non plus.
“ Je finis par renouveler ma recommandation la plus importante, Acceptezles nouvelles règles que l’on vous donnera sans examiner si elles ont du rapport avec celles que je vous ai données; ces dernières ne vous obligeront plus. Vous pourrez et vous devrez les laisser de
côté, les déchirer ou tout au plus les conserver comme