‹ L'aspiration discontinue intra-pleurale dans le traitement des pyothorax tuberculeuxChapitre 27 sur 83 · PRÉCAUTIONS A PRENDRE EN ENFONÇANT LE TROCART · texte numérisé non relu

PRÉCAUTIONS A PRENDRE EN ENFONÇANT LE TROCART

Pour piquer, il est nécessaire d’avoir bien le trocart dans la paume de la main afin d'éviter que le mandrin ne soit repoussé en arrière; pour les toutes premières ponctions, il sera parfois nécessaire de faire préalablement une petite anesthésie à la novocaine: mais, ultérieurement, cette précau-

tion ne sera pas nécessaire; même chez des malades pusillanimes, nous n’avons jamais observé que la pénétration du trocart soit très douloureuse.

Dans les pyothorax anciens, et même quelquefois très précocement par suite de la formation rapide de pachypleurite, le trocart aura à faire un chemin assez long avant de pénétrer dans la cavité. En piquant lentement, on sent parfaitement la traversée nécessaire des différents plans et le cheminemment dans l’épaisse couenne pleurale. L'arrivée dans la cavité est, en général, perçue assez nettement et donne une sensation tactile bien particulière. Reconnaissons, toutefois, qu’il y a des plèvres pariétales très épaisses dans lesquelles le trocart pénètre très péniblement et où les sensations sont beaucoup plus difficiles à percevoir par l'opérateur qui n’enfoncera son trocart que progressivement et en vérifiant à l’aide du manomètre s’il est bien dans la cavité. D'autre part, on peut s’assurer que la pointe du mandrin peut aller et venir librement. Le mandrin joue ainsi le rôle de celui de l’aiguille de Saugmann.

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