‹ L'aspiration discontinue intra-pleurale dans le traitement des pyothorax tuberculeuxChapitre 31 sur 83 · FAUT-IL ASSOCIER DES LAVAGES A L’ASPIRATION DISCONTINUE · texte numérisé non relu

FAUT-IL ASSOCIER DES LAVAGES A L’ASPIRATION DISCONTINUE

Etant donné ces modifications qualitatives du liquide et sa désinfection, les lavages associés autrefois par le Docteur BERNOU au début de l’aspiration peuvent être supprimés dans bien des cas, sans inconvénients. Ils peuvent être conservés pour faciliter au début du traitement le passage d’un pus épais par le trocart.

Précisons d’ailleurs qu’à part quelques cas particuliers, c’est presque toujours après échec des lavages qu'on à em-

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ployé l'aspiration. Chaque fois qu’on avait avantage à conserver la poche pleurale, nous avons donné la préférence aux lavages et n’avons recouru à l’aspiration que lorsqu'on voulait faire disparaître la cavité pleurale et recourir à une thoracoplastie partielle. Si, dans quelques cas heureux, comme l’ont montré nos observations, nous avons pu enregistrer une non évolution des lésions, après aspiration, sans faire appel à la thoracoplastie, nous n’avons pas l'intention de présenter ce résultat comme une règle.

Quoi qu’en pense M. L. JULLIEN (de Paris) (Revue de Médecine, décembre 1940), nous avons toujours cherché d’abord à conserver la poche pleurale (lorsque l’évolution des lésions le commandait), en utilisant les lavages; ce n’est que lorsque ceux-ci se montraient inefficaces que nous avons recouru à l'aspiration, devant un pyothorax qui pouvait tôt ou tard mettre la vie du malade en question. En complétant la guérison de la pleurésie purulente par une thoracoplastie partielle, sur des lésions parenchymateuses qui pourraient évoluer par la suite, nous ne faisons que limiter les dégâts auxquels serait exposé le malade si l’on voulait persévérer dans le maintien d’un pneumothorax qui a fait la preuve de son inefficacité relative.

Dans quelques cas, lorsque la symphyse pleurale tardait à s'effectuer, nous avons été obligés de recourir à des injections irritantes pour déterger ou revivifier une plèvre atone, C’est ainsi que nous avons utilisé la liqueur de Villatte (qui, par son acidité, agit sur les dépôts calcaires qui encroûtent parfois la plèvre), le quinine-uréthane, le sérum glucosé hypertonique... Mais, en réalité, l'aspiration discontinué s'adressant plutôt à des pyothorax relativement récents dans la majorité des ‘as, c’est plutôt au cours de l'aspiration continue que ces injections irritalives et décapantes trouveront leur emploi.

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