D'APRES LA NATURE DU PYOTHORAX
Reprenons chacun des types de pyothorax indiqués dans le tableau ci-dessus et étudions-le en fonction des possibilités du traitement par l’Aspiration Discontinue.
1° PLEURESIES PURULENTES SIMPLES.
Elles comprennent les pleurésies purulentes à caractère bénin : épanchements troubles ou puriformes, et abcès froid pleural.
A)EPANCHEMENTS TROUBLES ET PURIFORMES.
Le plus souvent, ce sera la ponction exploratrice ou évacuatrice qui révèlera le passage d’un épanchement séro-fibrineux au liquide trouble ou purulent, en raison de labsence ou de la discrétion des signes généraux. Ces épanchements peuvent disparaître spontanément ou après quelques ponctions évacuatrices. Les ponctions avec insufflation de substitution permettront d'assurer une meilleure surveillance du moignon pulmonaire et surtout de conserver le collapsus du poumon. De tels épanchements sont rarement la conséquence de lésions importantes et évolutives du moignon; aussi
aura-t-on rarement, dans ces cas, à chercher le remplacement du pneumothorax par une intervention de collapsothérapie
chirurgicale.
1° Avant thoracoplastie, —— S'il existe toujours une uleérätion ouverte dans le moignon, non réductible par P. N. ©. . complété par une section de brides, l'aspiration forcée discontinue pourra être utilisée pour assécher la plèvre et amorcer la symphyse pleurale avant que soit tentée une thoracoplastie.
2° Après thoracoplastie, — On pourra encore y recourir pour faire disparaître un épanchement « refroidi » dans une cavité pleurale résiduelle après thoracoplastie. |
3° Avant et après thoracoplastie. — Chez plusieurs de nos malades, l'aspiration discontinue a été utilisée avant la thoracoplastie de substitution à un pneumothorax insuffisant et après intervention chirurgicale, parce que la poche pleurale n'avait pas été complètement réduite avant l'intervention, ou parce qu’un nouvel épanchement était apparu après la thoracoplastie. (Observation n° 16). :
B) ABCÈS FROID PLEURAL.
Les indications, de l’aspiration discontinue seront ici sensiblement les mêmes que dans le cas d'épanchements troubles et puriformes. La méthode s'impose d'autant plus que l’on a tout à perdre à conserver trop-longtemps de tels épanchements. En effet, plus on tardera à intervenir, plus l’épanchement qui était véritablement bénin — et tel qu'il a été décrit par DUMAREST -— évoluéra vers la poche enkystée, sous coque rigide, qui finira par exposer le malade aux risques d’infecions secondaires, des inoculations pariétales (empyème de nécessité) ou des perforations pleuro-pulmonaires, risques sur lesquels ROLLAND a longuement insisté. C’est pourquoi si les
ponctions, les lavages ou l’oléothorax ne tarissent pæ assez.
rapidement de tels épanchements, il y atout avantage à recourir à l’aspiralion discontinue, même si celle-ci devait exposer le malade à une reprise de son évolution pulmonaire : il vaut
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