‹ L'aspiration discontinue intra-pleurale dans le traitement des pyothorax tuberculeuxChapitre 49 sur 83 · LL · texte numérisé non relu

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C) LES PLEURÉSIES PNEUMOLYSANTES DE DERSCHEID ET TOUSs- SAINT ET LES VIEUX PYOTHORAX CONSTATÉS CHEZ DES MALA- DES SOUVENT CACHECTIQUES AVEC FISTULES ŒSOPHAGO- PLEURALES, VERTÉBRO-PLEURALES, ETC |

MM. BEerNou, FRucHAUD et D’Hour ont également rangé parmi les pyothorax malins ceux qui sont contemporains d’une généralisation terminale de leur tuberculose.

Dans le second groupe, il n’est évidemment pas question de chercher à guérir le malade, mais seulement de le soulager. L’aspiration discontinue, mieux encore que de simples ponctions, pourra apporter quelques soulagements au malade, en lui évitant les inconvénients d’une pleurotomie sans espoir.

Dans le premier groupe, il faut faire évidemment une dis-€ tinction entre les pleurolyses avec pleurites caséeuses totales et les pleurolyses avec pleurites caséeuses insulaires (observation n° 27). Ces dernières semblent, après les recherches récentes de MM. BERNOU et VICAIRE, plus fréquentes que ne paraissaient le laisser penser les travaux de DERSCHEID et Toussainr. L’aspiration discontinue répétée pourra parfois amener une certaine sédation de l'infection locale et générale, mais, en raison de la gravité des cas, de la durée du traitement, c’est à l'aspiration continue qu’il faudra donner la ‘préférence après pleurotomie et encore cette aspiration devra être prudemment et lentement progressive, de façon à éviter le blocage de masses caséeuses pleurales | susceptibles de reprises évolutives. En cas de succès, tout au moins partiel, des traitements complémentaires : injection de solution de quinine-uréthane ou de quinine-urée, cautérisations au crayon de nitrate d’argent, ou pleurectomie à minima et cautérisations au cautère au rouge sombre pourront ‘venir nécessaires.

Quant aux épanchements pleuraux compliqués de foyers caséeux juxta-pleuraux chez les malades cachectiques, on ne saurait que déplorer que des traitement plus actifs n’aient té mis en jeu plus précocement. On est en droit d’espérer qu'avec les progrès de la thérapeutique de tels cas ne devraient plus être observés.

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2e COUPE .

4° PLEURESIES PURULENTES NON TUBERCULEUSES COMPLIQUANT LES

PNEUMOTHORAX THERAPEUTIQUES.

« Les lavages de plèvre, écrivent MM. BERNOU, FRUCHAUD « et D’Hour, permettront quelquefois d'éviter la pleurotomie; « en cas d'échec, il ne faudra pas hésiter à recourir à cette « intervention, car il s’agit alors d’un cas d’urgence. Il fau- « dra oublier momentanément que le malade est tuberculeux « et se rappeler qu’il est atteint d’une pleurésie purulente « banale qui doit être drainée. » C’est dire que la place de l'aspiration discontinue sera, dans ces cas, très limitée : ou bien il faut faire une pleurotomie et sans doute ultérieurement une aspiration continue ou une thoracoplastie, ou encore recourir aux deux méthodes associées. Pourtant, exceptionnellement, l'indication de l'aspiration discontinue pourra se présenter

1° Si le pneumothorax n'est pas complètement efficace, il pourra être utile, si la gravité du cas n’impose pas une pleurotomie d’urgence, de recourir à l’aspiration discontinue suivie d’une thoracoplastie pour améliorer le collapsus du poumon, ou, suivant le caractère évolutif lésionnel, à la thoracoplastie suivie de l'aspiration discontinue, cect après que les lavages de la plèvre auront déjà suffisamment amélioré la pleurésie purulente. |

2° Si l’épanchement purulent survient tardivement dans un pneumothorax efficace depuis plusieurs années, il reste bien entendu que, si l’'épanchement est très virulent, la pleurotomie s'impose toujours ; mais, dans les formes moins sévères où déjà améliorées par des lavages de plèvre, l’aspiration discontinue apporte un élément appréciable de désin- ‘oxication, La réexpansion du moignon pulmonaire, souvent fortement enkysté sous une plèvre viscérale plus ou moins rigide, entraînera la réduction progressive de la cavité pleurale, facilitant d'autant la guérison du malade, Cest ainsi ‘ue, dans une observation recueillie récemment à la clinique ‘* Châteaubriant, l'aspiration discontinue a rendu les plus grands services pour réduire la poche fortement enkystée d'un pneumothorax efficace depuis plus de cinq années et

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