LES OBSERVATIONS
Nous présenterons dans ce chapitre des observations provenant : les unes du Sanatorium du Clergé (docteur THIBAULT, médecin-directeur, docteur VICAIRE) ; les autres — et c’est le plus grand nombre — de la Clinique des Fougerays et de l'Hôpital de Châteaubriant, recueillies dans les services du docteur BERNOU (assistants : docteurs PELTIER, CANONNE, MA- RÉCAUX). Enfin nous y avons joint quelques cas intéressants d’Aspiration Discontinue des Sanatoria de Plémet (dacteur FICHET, médecin-directeur, docteurs LANGEARD, VIGIER). Nous tenons à remercier très vivement tous les médecins qui nous ont permis de réunir cette documentation.
Nous ferons remarquer que l’on ne saurait tirer de ce groupe d’observations des « pourcentages » de guérisons de pyothorax tuberculeux par l’aspiration discontinue. Nos observations rassemblent en effet des cas trop disparates et ce serait fausser les proportions de guérisons ou d’insuccès que de vouloir, sur ces données, établir un bilan.
La méthode, en effet, n’a pas été essayée pour un assez grand nombre de pyothorax sadressés à Châteaubriant en raison de leur gravité. Ils ne paraissent donc pas ici parmi les échecs de la méthode puisque celle-ci ne leur a pas été appliquée, sans quoi l’ensemble des résultats eût paru moins favorable. Mais il nous faut faire remarquer que le recrutement des malades porteurs de pyothorax traités à Châteaubriant
correspond le plus souvent aux échecs des méthodes usuelles en d’autres services et que parmi eux se trouvent beaucoup (pour employer l'expression de JOURDAN) de « vieilles chambres pleurales fistuleuses tuberculeuses >.
* Ce chapitre comprend quatre parties : FE
1" partie : Les succès, obtenus dans le traitement des pleu-
*résies purulentes, par l’Aspiration Discontinue seule ou as-
sociée à des lavages, plus souvent précédant ou complétant
une intervention chirurgicale, avec symphyse totale, ou quasi-
complète, des feuillets pleuraux. Il reste entendu qu'ici lin-
tervention chirurgicale est habituellement d'indication pulmonaire et non d'indication pleurale. |
2° partie : Les améliorations. Nous comprenons sous cette étiquette les cas où l’aspiration discontinue a apporté un ap-
point plus ou moins important à la guérison de la pleurésie
purulente te! que — désintoxication et relèvement de l’état général ; — réduction importante de la poche pleurale avec dimi-
nution du liquide. Le 3° partie : Les échecs.
4 partie : Dans celle-ci nous avons réuni quelques observations présentant des caractères un peu spéciaux, soit du fait de la pleurésie purulente elle-même, soit qu’on ait essayé l'aspiration discontinue pour des cas particuliers ne relevant piui de la pleurésie purulente proprement dite.
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