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Un pneumothorax droit est créé à Leysin le 4 janvier 1935 pour une caverne du sommet droit.
ne amélioration notabie s’ensuik.
A partir du 16 avril 1935, les bacilloscopies sont négatives. La vitesse de sédimentation — 7,5 au bout de Ja première heure (Méthode Westergreen). Le malade quitte Leysin, revient chez lui.
Le pneumothorax est entretenu tous les 15 jours (Docteur Amsler). Les insufflations se terminent en pressions positives.
Du liquide apparaît en février 1936.
Le 11 mai, la température s’élève-à 38°. Le liquide augmente.
Le 6 juin 1936, le malade s’alite avec 39°7 et fait, le 13 juin et le 15 juin, deux vomiques abondantes de pus : une perforation s’est produite.
Il entre à la Clinique de Châteaubriant le 16 juin 1936.
La radio montre à droite une poche hydro-aérique avec base du poumon symphysée, mais on ne distingue aucune cavité dans le moignon pulmonaire plaqué contre le médiastin. Une ponction ramène du pus.
On envisage une thoracoplastie, mais on tente auparavant d’obtenir la disparition de la poche par l'aspiration discontinue pour éviter un drainage à la paroi.
Le 17 juin, on commence des ponctions et lavages au sérum physiologique ou au Dakin. On retire ce jour-là 100 ec. de liquide purulent.
Des ponctions et lavages au Dakin se succèdent tous les trois ou quatre jours et on fait aussi des aspirations, à la seringue.de Mayer, assez faibles, de sorte qu’on a des pressions négatives de — 16, . d’eau respectivement à l'inspiration et à l'expiration.
Le 22 juin : ponction évacuatrice : 175 ec. de liquide déjà beaucoup moins purulent, Lavage au sérum physiologique. Aspiration — 16, — 2.
Le 25 juin : ponction évacuatrice : 100 cc. de liquide pyo-séreux. Lavage au Dakin. Aspiration — 14,0. Le poumon revient à la paroi. On distingue alors une caverne dans le moignon.
Le 2 juillet : ponction 200 cc. de liquide séro-hémorragique et un peu purulent. Lavage au Dakin, Aspiration — 16,0.
Le 8 juillet : nouvelle ponction évacuatrice et aspiration.
Le 16 juillet : ponction 200 cc. de liquide séro-hémorragique encore trouble,
Le 21 juillet : on retire très peu de liquide car la cavité pleurale est déjà très réduite, la symphyse ayant beaucoup progressé.
Le 24 juillet 1936 : une dernière aspiration ne ramène qu'une
très faïble quantité de liquide. Les plèvres sont presque entièrement symphysées.
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La pleurésie purulente étant très récente, le poumon et la plevre ont gardé leur élasticité, ce qui explique qu'une faible dépression soit suffisante pour ramener rapidement le poumon à la paroi et que huit aspirations seulement aient été nécessaires pour obtenir ce résultat.
Une cavité située à la partie supéro-interne du moignon pulmonaire et qui n’avait pu être dépistée parce qu’elle était plaquée contre le médiastin est apparue dès la troisième aspiration. Elle vient bientôt occuper une position beaucoup plus externe et par suite aussi beaucoup plus favorable à l’action d’une thoracoplastie.
Cette thoracoplastie est pratiquée (Docteur BERNoU, Docteur FRUCHAUD) : le 1° temps (4 premières côtes), le 27 juillet; le 2° temps (côtes 5, 6 et, 7), le 22 août.
Entre les deux temps, pour préciser : le 17 août, une ponction avec aspiration ne retire pas de liquide. La plèvre est bien restée symphysée.
Le 7 octobre 1936 : l’état généräl du malade est bon. Il n’y a pas d’expectoration. La caverne n’est plus wisible; la symphyse pleurale persiste. Depuis, la guérison,s’est maintenue.
COMMENTAIRES : L’aspiration diséontinue a permis
1° de guérir rapidement une pleurésie purulente malgré une perforation évidente ;
2° de faire une thoracoplastie chez un malade désintoxiqué;
3° de faire l’intervention sur une plèvre symphysée, les dangers d'infection de la plaie opératoire étant de ce fait éliminés : |
4° de faire une thoracoplastie sur une cavité pulmonaire assez- externe, donc beaucoup plus accessible qu’une cavité para-médiastinale. |
Remarquons que l’aspiration, en ramenant le poumon à la paroi, a fait découvrir une caverne auparavant invisible parce que plaquée contre le médiastin.
Os. 2. — Pyothorax infectant fistulisé dans les bronches. Guérison par symphyse totale.
\ Thoracoplastie d'indication pulmonaire.
M'° Fo.…, 27 ans. malade de la Clinique de Châteaubriant.
C’est une malade qui, en 1923 (à l’âge de 13 ans), avait déjà présenté des lésions du poumon gauche. Après un repos de 3 mois, elle avait repris ses études sans incidents, pendant 3 ans, mais
il se produit, durant l’été 1927, une réactivation de ces lésions gauches. #
Un pneumothorax est créé (Docteur PELLE) en juin 1928. Il est électif, « efficace » et abandonné au bout de 3 ‘ans (en 1931). Presque aussitôt après la cessation de ce PROPRES la toux reprend. L'institution d’injections de sels d’or n’amène pas Rene lioration.
En août 1932, elle consulte le Docteur BERNoOU. La radio Mob l'existence de deux spélonques au sommet gauche.
Le 13 août, le Docteur BERNOU réussit à reprendre le pneumothorax. Le poumon décolle presque entièrement de haut en bas, mais au tiers supérieur existent des adhérences, surtout médiastinales. x
On voit bientôt une des cavernes se fermer rapidement, mais l’autre ne disparaît pas complètement.
Section de brides (Docteur COULAUD) en février 1935 qui libère les adhérences les plus externes, mais non celles qui sont juxta-
médiastinales. .
On fait des insufflations en pression positive pour essayer d’influencer favorablement la rétraction de la caverne; mais le résultat ne répond pas à cette espérance. -
Une réaction liquidienne se produit le 26 novembre 1935. La température est à 39°. Des signes de perforation apparaissent,
La malade entre à la Clinique de Châteaubriant.
Le 31 décembre, une ponction enlève 750 ec. de pus. Lavage au sérum physiologique.
Suivent plusieurs ponctions-lavages. Les lavages sont faits au sérum, au lugol, au Dakin, et on laisse toujours dans la cavité pleurale, en fin d’opéralion, une pression négative de l’ordre de — 10,0 centimètres d’eau pour les premières, et — 20, — 10 centimètres d’eau pour les suivantes. Les lavages sont faits tous les 2 à 5 jours selon la température. k
En mars 1936, il n'y a pas de bacilles de Koch dans l’expectoration.
En avril, devant la persistance de la pleurésie purulente malgré les lavages, on décide d'abandonner le pneumothorax et de favoriser la symphyse des plèvres en accentuant les dépressions intrapleurales. L'état général de la malade est plutôt médiocre.
On commence les & aspirations » proprement dites le 11 avril 1936. Les pressions d'aspiration sont de — 38, — 18 centimètres
d’eau. Les ponctions, lavages, aspirations ont lieu tous les jours ou tous les deux jours.
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Le pus devient hématique le 15 avril. La base se symphyse rapidement. Il faut ponctionner de plus en plus haut vers l’aisselle à mesure que progresse la symphyse, mais il reste encore une petite poche supéro-externe lorsqu'on se décide à pratiquer une thoracoplastie dans le but de collaber la caverne persistante du sommet.
F1G. 3. — M°° F.. (Obs. 2.) — À) Pyothorax fistulisé dans les bronches.
Caverne persistante dans le moignon, pulmonaire. — B) Pyothorax très
amélioré par l'aspiration discontinue, La caverne n’est plus visible,
mais les expectorations restent positives. — C) Guérison après thora-
coplastie partielle consécutive à l’aspiration. Récupération de la base du poumon.
L'intervention est pratiquée le 15 juin. C’est un premier temps antéro-latéral portant sur les 4 premières côtes dans le but d’assouplir la paroi thoracique et de rendre ainsi plus efficace l’aspiration. Les suites opératoires sont bonnes.
Dès le 1° juillet 1936, on reprend les ponctions. Le liquide retiré est encore légèrement puürulent. On fait des aspirations à
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