‹ L'aspiration discontinue intra-pleurale dans le traitement des pyothorax tuberculeuxChapitre 80 sur 83 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les recherches de ces dernières années concernant le trai- . tement des pleurésies purulentes tuberculeuses ont abouti à une amélioration considérable du pronostic de ces épanchements. Si la thoracoplastie, les lavages de plèvres conservent une place importante dans la thérapeutique de ces pyothorax tuberculeux, l’aspiration forcée, dernière méthode introduite à la suite des travaux de REDAELLI et de MONALDI, en Italie, et de ceux de BERNOU, en France, a donné des résultats extrêmement satisfaisants, soit utilisée seule, soit asso-

ciée aux lavages ou à la thoracoplastie.

L’aspiration forcée peut être continue ou discontinue. C’est la première technique, utilisée après pleurotomie qui, jusqu'ici, a surtout retenu l'attention des auteurs. Pourtant l’aspiration discontinue par simples aspirations exécutées avec un trocart spécial semble devoir mériter une place non négligeable à côté de l’aspiration continue dont elle évite la pleu-

rotomie et les fistulisations pariétales souvent longues à gué-

Tir.

L’aspiration discontinue se différencie de la simple tech-

nique des ponctions évacuatrices par la répétition fréquente

des aspirations dans le but d’éviter l’accumulation du liquide dans la plèvre, de favoriser la réexpansion du poumon et la symphyse pleurale, par ta nécessité de laisser des dépressions progressivement croissantes dans la plèvre, afin de modifier les réactions de la séreuse et de lutter contre la résistance

de la plèvre viscérale à l'expansion du poumon.

L’aspiration discontinue est surtout utile pour faire disparaître les épanchements troubles et les abcès froids de la plèvre. Cette guérison tendra à la disparition de la cavité pleurale par symphyse quand le collapsus pourra sans danger être abandonné, ou qu’une thoracoplastie complémentaire ou substitutive devra être faite. I’aspiration discontinue pourra souvent être utilisée, associée le plus souvent aux lavages dans les épanchements tuberculeux infectants ; la méthode aura alors d'autant plus de chances de succès que l’épanchement sera plus récent ; elle pourra être tentée même en présence d’une perforation fonctionnellement large et jusque là persistante. Ce n’est qu'après l’échec de ces tentatives que l’on devra recourir à l’aspiration continue, à moins que la gravité d'emblée de l’épanchèment et l’échec des lavages de la plèvre aient nécessité une pleurotomie d'urgence et un

traitement par l'aspiration continue.

Les contre-indications de l'aspiration discontinue sont plutôt les causes d’échecs de la méthode ; on pourra donc toujours essayer l'aspiration discontinue quand la gravité des phénomènes infectieux, l'importance des vomiques ne commanderont pas une pleurotomie d’urgence, notamment dans les pyothorax véritablement « malins ». On ne devra toutefois poursuivre ce traitement que si l’ensemble des symptômes s’améliorent et s’il ne se produit aucun réveil évolutif dans le poumon. Si, en dépit de l’amélioration de l’état géné-

ral du malade, de la réduction de la cavité pleurale, de la di-

ee. de PR RC jusque là nur RS recourir, Sui- 4 vant les Cas, à TA thoracoplastie ou à l'aspiration continue, parfois aux pleurectomies suivies de cautérisation des lésions de la plèvre viscérale.

‘S% Vu : Le Doyen, Cor VU: Le Président de Thèse, A. BAUDOUIN. nie TROISIER.

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