‹ L'aspiration discontinue intra-pleurale dans le traitement des pyothorax tuberculeuxChapitre 79 sur 83 · LINE RS · texte numérisé non relu

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pense alors arriver plus rapidement au résultat en faisant une pleurotomie et en pratiquant l'aspiration continue.

La pleurotomie est faite le 6 décembre 1940, après résection d’un petit segment costal. 15 jours après, le liquide n’est plus hémorragique, mais reste, très fétide et on désinfecte la plèvre tous les trois ou quatre jours au Dakin ou à la liqueur de Villatte. Aspiration continue à — 4 cm. de Hg.

Les lavages sont arrêtés le 6 février 1941 : le liquide n’a plus d’odeur fétide.

Le 27 février, la symphyse s’est considérablement étendue, la cavité étant réduite au trajet du drain que l’on commence à retirer progressivement.

En avril 1941 persiste encore une fistule.

Ogs. 40. Accélération de la symphyse d'un preumothorax avec épanchement chez une malade dyspnéique porteuse d'un double pneumothorax.

Mile Leb.…., 19 ans. Malade des Sanatoria de Plémet.

Pneumothorax gauche créé le 16 juin 1938. Cavité apicale soustendue par une adhérence. Pneumothorax inefficace bien que très collabé. Pneumothorax droit créé le 2 septembre 1939; le moignon présente un semis nodulaire généralisé. Le poumon est à la paroi.

Le 30 janvier 1940, à son arrivée à Bodiffé, la maladé est dyspnéique. Etat général médiocre. T, 38°6. B. K. +. On décide d'abandonner le pneumothorax gauche inefFicace et dangereux pour éviter une perforation et permettre de pousser le collapsus droit.

Apparition d’un niveau liquide äans le pneumothorax abandonné; le moignon se rapproche très lentement de la paroi. On décide d'accélérer la symphyse de la base pour soulager la malade toujours dyspnéique.

.16 octobre 1940 : ponction 30 ec. liquide séro-fibrinéux.

23 octobre 1940 : aspiration discontinue : 100 ce. Insufflation 80 cc. air. P, T. — 16; — 10.

28 octobre 1940 : aspiration discontinue. Pression initiale — 22, — 10, P, T, — 2 cm. Hg. Trachée déviée à gauche. La poche a diminué sensiblement.

4 novembre 1940 : aspiration discontinue. Ponction 50 cc. trouble "PAT = Picm, Hg,

6 novembre 1940 : aspiration discontinue. Aspiration 50 ce. trouble. Pression initiale — 2- cc, Hg P:T..—2, 16 Hg.

11 novembre 1940-: aspiration discontinue 3 cc. liquide rosé. Pression. initiale : = 2 cm. Hg. P. T. —4 cm. Hg.

25 novembre 1940 : aspiration discontinue 35 cc. séro-hématique. Pression initiale — 2, P, T, = 4, La température s’est maïin-

tenue à 36° 8-37 °8. Le poids a augmenté de 600 gr. B. K. +. L’expectoration journalière a doublé.

En janvier 1941, le cliché révèle une attraction cardio-médiastinale. La cavité a grandi et s’est rapprochée de la paroi. Pachypleurite importante. Limite interne et concave en dedans. A droite, le moignon pulmonaire est plus clair. Le semis nodulaire a en partie régressé.

O8s. 41. — KRéaspiration d'un pneumothorax inefficace et dangereux en vue de lui substituer-une thoracoplastie.

M. C..., 24 ans. Malade du Sanatorium du Clergé.

Malade entré le 13 avril 1939, avec une volumineuse caverne sous-claviculaire, superficielle; début probable, en juin 1938.

Pneumothorax artificiel droit, institué le 22 avril 1939 : la cavité descend, mais reste largement adhérente; une section de brides immédiate, le 25 avril, reste malheureusement partielle et est absolument insuffisante.

La superficialité de la cavité la rend très dangereuse : thoracoplastie décidée, qu’aurait rendu très importante le fait que la cavité est très étendue. Pour la préparer et en réduire l’étendue, on pratique des aspirations discontinues qui font disparaître la poche pleurale, provoquent la réascension de la cavité (sans amener d'extension de celle-ci) et rendent possible une thoracoplastie de neuf côtes faite en trois temps aux Fougerays, les 17 juin, 8 juillet, 26 juillet.

Excellent résultat qui s’est un peu fait attendre; le poids est passé de 62 kg. 800 en août à 80 kilogs en mai 1940. L’expectoration bacillifère, encore à l’homogénéisation en décembre 1939, est devenue négative en mai 1940)

EN RÉSUMÉ : Malade porteur d’une cavité superficielle chez lequel on a tout de même tenté un pneumothorax, avec l’intention de l’améliorer par une section de brides et, si celle-ci était incomplète, de lui substituer une thoracoplastie qui a été rendue possible et plus limitée grâce aux aspirations dis-

continues.

OBs. 42. — Guérison d’une pleurésie puriforme par l'aspiration discontinue avec conservation du preumothorax.

M. Col... D., 25 ans. Malade du Sanatorium du Clergé.

1° Atteinte du sommet droit : condensation non homogène avec petite perte de substance, non bacillifère, s'étant manifestée par une hémoptysie presque apyrétique le 22 octobre 1939, au bout de deux ans de service militaire. Poids : 58 kg.

ES EE se:

Reprise de l’état général : légère régression locale. Entre au Sanatorium du Clergé le 6 novembre 1939. Institution d’un pneumothorax droit le 14 décembre 1939. Le poids est alors à 61 kg.

2° Le 24 janvier 1940, essai de libération de brides qui reste malheureusement partiel et oblige à laisser au sommet un cordon parenchymateux de 1 cm. de diamètre. Réaction liquidienne consécutive modérée; et le liquide disparaît le 15 mars, mais le poids a fléchi à 60 kg.

On constate, à ce moment, une opacité qu'on prend pour un corps fibrineux de 5 cm.‘de haut et de 3 cm. d'épaisseur, plaqué ‘sur la paroi, au niveau de l’orifice inférieur de pleuroscopie; la température, qui remontait sans raison à 37°5 le soir depuis le 13 mars, est à 38° le soir le 19 mars; et le liquide réapparait; le médiastin se déplace et on ponctionne le 2 avril 800 ec. de liquide séro-hémorragique foncé. Cependant, sont normaux : le temps de saignement 2”, et le temps de coagulation : 18.

3° Une nouvelle pleurosccpie est pratiquée le 2 avril, dans l’espoir de libérer encore un peu plus le sommet (ce qui se montre impossible) et pour se rendre compte de ce qu'est au juste ce corps fibrineux.

On constate qu’il n’y a aucune trace d’hémorragie au- niveau de la région antérieurement libérée, et qu’en réalité il s’agit, non d’un corps fibrineux, mais d’un important hématome sous-pleural qui s'est produit selon toute vraisemblance à bas bruit, au niveau de l’orifice inférieur de pleuroscopie. Il tombe dans la cavité pleurale, descendant jusqu’à l’espace sous-jacent; il présente à son sommet, un peu au-dessous de son extrémité supérieure et à son extrémité inférieure, deux petites saillies coniques par lesquelles a dû sc produire, dans la plèvre, cette hémorragie tardive; ces deux petites saillies se trouvent sur la mème verticale.

Ainsi s'expliquent tous les phénomènes anormaux qui ont suivi tardivement la section de brides — température et liquide hémorragique, l’un et l’autre tardifs,

On constate aussi une granulie pleurale extrêmement intense qui fait craindre l’imminence d’une grave pleurésie, Le poids est alors à 56 kgs.

Mais, contre toute attente, le liquide reste modéré, et, dès la fin avril, la température redevient tout à fait normale. Cependant, on retire le 17 avril 300 ce. de liquide séro-hématique et le 7 mai, 700 ce. de liquide assez trouble, On n’a heureusement pas d’infeclion secondaire de ce liquide hémorragique. Le poids est à 55,400 le 7 mai, et l’hématome sous-pleural commence à se résorber peu à peu à partir de mai, et à disparaître.

4° Tandis que l’on n’a jamais pu, même après inoculation des crachats au cobaye, mettre en évidence des bacilles de Koch, ce

liquide se montre bacillifère. Et l’on essaie de traiter par des lavages cette pleurésie tuberculeuse puriforme, désormais apyrétique.

Et du 21 mai au 31 juillet 1940 sont pratiqués 9 lavages, 8 au Dakin, 1 au Dagenan. Le poids remonte à 59,500. Mais le liquide peu abondant reste purulent; l’extrème base se symphyse.

5° On essaie alors de traiter cette pleurésie purtlente par aspirations discontinues peu poussées avec si possible conservation de la poche pleurale. Tout de suite, le liquide se transforme, devient moins épais, rosé, puis de plus en plus clair et séro-fibrineux; et les choses se passent ainsi :

— 16 août : lavage-aspiration.

— 23 août : aspiration à — 5 Hg. i

—tJ0Laoût 12 28. : 100 cc. — 5 Hp.

— 6 septembre —— 16 — 10 : 130 ce. rosé, trouble, — 5 Hg.

Nouvelles aspirations les 20 et 27 septembre (54 cc.) et le 4 octobre (60 cc.) de liquide séro-fibrineux louche. :

À ce moment, la symphyse de la base qui existait lors des derniers lavages n’a que peu gagné; celle du sommet a un ‘peu progressé; la poche gazeuse est étroite : 2 cm. au-delà d’une très importante pachypleurite ; on pense pouvoir laisser désormais cette poche à pression 0, quitte à réabsorber le pneumo si le HAE se transformait de nouveau:

Le 11 octobre, on agit donc ainsi

18 22 5Cc. liquidesclair, puisson remetia MP Le collapsus est plus accentué et on a encore une importante poche latérale.

Et depuis ce temps, il persiste toujours une goutte de liquide sans changement; biologiquement, la pleurésie purulente semble terminée; il ne reste plus qu’à conserver encore quelque temps la poche gazeuse restante

13“novembre "#8, "14; insu. dé 190 ec. — 2, 0. Poids ü1:

Aédécembres 0, = "12--msut. 120%cc. — 2, + 2, Poids 629

Ainsi, guérison avec conservation d’une poche importante encore efficace, en 8 aspirations espacées sur six semaines, d’une pleurésie puriforme, n'ayant pas cédé à 11 lavages. Rappelons que cette pleurésie, renfermant des bacilles de Koch, s'était développée dans un pneumothorax créé pour une lésion

peu évolutive et non bacillifère, et qu’elle avait succédé à une !

Ars

‘a : section 4 brides Sertielle et compliquée dat émat ) pleural qui avait saigné secondairement dans la plèvre. Rappelons enfin qu’il ne semble pas s'être agi En is ue CP à QE RUE plus € ou moins m de

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