SCÈNE TROISIÈME In
LE BRIGADIEU.
Oui, monsieur le pi'ocureur du roi.
LECOINCHEl X.
Si l'on dit vrai, il a peut-être des intelligences dans la place. Vous surveillerez les domestiques.
LE BRIGADIER
Oui, monsieur le procureur du roi.
LECOlNf.HEUX.
Chut!
Il tend l'oreille vers la conversation de Jean et d'Angélique. JEAN,
Je vous dis, moi, que ça n'est pas] clair!
Lecoincheiix remonte derrière la table.
ANGÉLIQIE.
Taisez-vous donc! puisque je vous expliquerai tout!
JEAN
Mais enfin, qu'est-ce qu'il y a?
LECOINCHELX, ^'approchant.
Oui, qu'y a-t-il, Angélique?
ANGÉLIQUE, effrayée, se recule vers la droite en descendant un peu, et Jean descend à l'avant-scène, au milieu.
Rien du tout, monsieur le procureur du roi; c'était Jean qui.,. Dites donc qu'il n'y a rien, m'sieu Jean !
JEAN
Je dis... je dis... c'est possible qu'y n'y a rien, et c'est possible que si...
Lecoincheus descend à l'avant-scène, milieu, et Jean remonte au premier plan, un peu à tranche près du canapé.
Eh ]jien! là! M. Jean me faisait une scène de jalousie pour...
LECOINC.HEL'X.
JEAN
ANGELIQUE
Qui?
Voilà le hic!
Faut-il le dire?
JEAN
Oui.
ANGÉLIQUE
Eh bien!... parce que j'avais dit que M. le brigadier était bel homme. Osez dire le contraire, monsieur Jean!
JEAN
Je... je convions delà chose. (Bas, à Angélique.) Mais je nous expliquerons plus tard!
LECOINCHEUX, au bri^'adier, allant à lui.
Cela vous parait-il naturel?
LE BRIGADIER, so tordant la moustache.
Approximativement, monsieur le procureur du roi,
LECOINCHEUX, va s'asseoir sur lo canapé, Jean et Anyolique remontent au dressoir de droite.
Brigadier, c'est vous qui sentez comme ça le tabac?
LE BBIGADIER.
De naissance, monsieur le procureur du roi.
LECO INCIl I.UX, .^ur le c'anapé, y !^ai^it iiuclque ihote.
Angélique!