LE PRÉSIDENT WILSON
réélu par le peuple américain, mosaïque cosmopolite, où se mêlent les sangs de tous les pays en guerre, a fait, d'abord, en janvier igij, — gardien d'idéal imprévu, — un appel « à la paix sans victoire » entre les nations, presque au désarmement général, — tandis que la valetaille [autrichienne, bulgare et turque), essayait vainement de réchauffer la colombe impériale chargée par les brigands d'oser, faisant valoir leurs charmes ,
l'assassin innombrablk 65
et leur butin, proposer la paix aux gendarmes, la colombe allemande qui est revenue, gelée par l'hiver rigoureux et un accueil glacial, de son voyage, dans les capitales des pays adverses.
Or, soudain, en février, L'ONCLE SAM, — après l'insolente déclaration de blocus par les Barbares aux neutres, — rompt avec les pirates, rappelle de Berlin son ambassadeur, et, déçu dans ses témoignages de patience longanime, souffleté l'Assassin Innombrable et, du coup, lui fait voir 48 chandelles. Prêt à la guerre, épris encore de la paix, LE PRÉS/DENT WILSON, — cependant, les Boches torpillent encore un grand transatlantique, avec ses passagers, California, — montre aux Huns que, dans les plis du drapeau américain, il y a, malgré les affaires, en haut, dans le coin, un bout de ciel tout de même, — et des étoiles. Dressé pour défendre les droits des nations et les lois élémentaires de l'humanité, il répète :