Jacques Auguste de Thou était né eh i
la bouche de son père * des révélations importantes. Voici comment il raconte les derniers moments de Pollrot : « Il parut <c effrayé et comme hors de lui-même et ne ce sachant ce qu'il disait par l'appréhension <K du supplice; il déchargea Tamiral, puis le a chargea de nouveau dans le temps qu'on « l'exécutoit, de mesme que d'Andelot, son « frère. Après avoir soutenu de longs inter- « rogatoires et d'affreux tourments, il « expira ^. »
Il est inutile de signaler la gravité du récit * de l'ambassadeur vénitien . Marc-Antoine Barbaro était catholique, mais il ne se montre jamais, dans sa correspondance, particulièrement hostile à Coligny ^. Son témoignage des aveux et du supplice de Poltrot est d'autant plus important que le procèsverbal officiel, relevé par les greffiers de Bragelone, est perdu ^. VA cependant celte pièce a existé; elle a été envoyée par de