‹ L'assassinatChapitre 15 sur 40 · L'£TRA^:^,ER · texte numérisé non relu

L'£TRA^:^,ER

C'est lui qui nous retient ici depuis un mois, avec sa prudence... il attend les Anglais ! Ah!

s'il attend les Anglais il attendra long-temps... je n'ai point de confiance aux Anglais... naoi... et encore moins aux nobles... Les nobles et les Anglais ont toujours fait notre malheur... voyez à Lihéron *.

l'étranger.

Oui, mais les nobles ont les denari ils

sont piastres.

M. DUTEUIL.

Ah ! voilà le mot !

l'étranger.

Mais j'ai pris mon parti, moi... M. le comte fera ce qu'il voudra... demain je descends en ville avec quinze cents hommes; et nous rompons tout. Eh ! il faut que ça finisse ça !

M. DUTEUIL.

Bien dit! nous ne sommes pas nobles, nous, mais nous avons de l'estomac, et du roya-

* Quiberon.

lisme jusqu'au bout des ongles... avec ça on va loin,

(On entend ia voix de la senlinelle qui crie: Qui vii'cl à l'entrée de la grollo. )

l'étranger.

Voici M. le comte!... Allons, allons, dormeurs, éveillez-vous, alerte! alerte!

(Il secoue fortenienl le bras de sou fils endormi qui se réveille en secouant le bras de son voisin : réveil mutuel général. Toute la bande est sur pied.)

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