‹ L'assassinatChapitre 39 sur 40 · MEME JOUR · texte numérisé non relu

MEME JOUR

Le salon de campagne de M. Dumeurier comme à la première $cène. Plus, un buste de Louis XVIll sur la cheminée, entre deux trophées de drapeaux blancs. Trois lampes sur un guéridon.

M. DUMEURIER, M" DUMEURIER, M'^" AUZET , M. CO- BARD, M. CANTOL , M. GODEAU. ( Tous assis , excepté M. Cobard.)

M. COBARD.

INous ne nous couchons pas cette nuit

M. Cantol nous dira la messe de l'aube, et après nous irons déjeûner sous les pins avec du jambon et des poires de saint Jean.

M. CANTOL.

C'est dit... mais je devrais profiter moi que minuit n'a pas sonné pour manger un morceau.

m'" auzet.

Mais si vous voulez dire la messe de l'aube.

M. CAîNTOL.

Eh bien! je suis en règle avec les canons... // ne faut avoir ni hu ni mangé depuis minuit ait le concile, il est minuit moins un quart.

M GODEAU

Ma femme dira que je suis un libertin moi...

m"^ dlmeurier.

Ah ! un jour comme aujourd'hui!

M. COBARD.

Alors nous allons^chanter encore.. .

M. DUMEURIER.

Oh! vous avez assez chanté; vous m'avez piis If^ tête comme ça...

M. CANTOL.

Alors nous devrions faire un petit boslon...

M. DUMEURIEB.

Faites ce que vous voudrez... je vais nie coucher moi...

(Il se lève et prend une lainpe. On frappe à la poile de la terrasse.)

Que diantre peut frapper à cette heure?

M. GODE AU

C'est ma femme qui vient me chercher!

m"' dumeurier.

Mon Dieu ! elle a peur que nous vous enlevions.

( Entre Claire. ) CLAIRE.

C'est le... là... avec sa vieille.

m'" auzet.

Qui? qui?

claire Chose... le coquin... Il veut vous parler à vous autres.

11" DEMKW'RIER CLAIRE.

Non , l'autre.

m'" ALZET liT M*' DUAIEURIER.

L'Égyptien ?

CLAIRE

Oui le payen !

m'" ALZET.

C'est le malin esprit... C'est le malin esprit !

m" demkurier.

A cette heure ! c'est le démon avec un masque , monsieur Cantol ; allez faire le zorcisme *.

M. CANTOL.

Au moment où j'allais manger... monsieur Dumeurier, allez voir, vous.

M. DUMEURIER.

Eh! il faut le faire entrer...

m'" auzet.

Préparons des signes de croix.

* Exorrisnic.

m"' DUMELRIER, le doigl au fionl.

Moi, j'ai déjà la main là.

M. GODEAU , eflrayé.

J'avais idée de partir à onze heures.

( Minuit sonne. )

m" dumeurier.

Juste, minuit ! c'est l'heure de Satan.

( Rentre M. Dumeurier, avec Philippe et Toinette. ) M. CANTOL.

P^ade rétro, Satanas... Il reste... ce n'est pas Satan , c'est le payen.

m"" dumeurier.

Quelle mauvaise mine !

if" AUZET.

Mais que vient-il faire ici... Oh î regardez sa vieille , elle fait peur. . .

M. DUMEURIER, à la société.

Ces pauvres gens sont en peine -M. Angles n'est pas revenu de la ville et ils n'ont pas de

nouvelles de lui... Asseyez-vous, asseyez-vous, voisin.

M. CANTOL , aux dames.

Qu'est-ce que ça nous fait à nous tout ça?

M. COBARD.

Savez-vous ce que c'est? ils viennent nous espionner ici.

PHILIPPE

Je vous demande mille pardons de vous avoir dérangé, mais entre voisins on doit se rendre service dans les momens de peine; c'est un acte de charité que je vous demande , vous êtes des personnes de religion, vous ne me le refuserez pas.

M, DUMEURIER.

Oui, oui, mon ami.

m" DUMEURIER.

II parle bien ce monsieur.

PHILIPPE

Vous savez que nous vivons depuis long-

temps comme deux frères avec Angles; nous sommes deux vieillards qui attendons ensemble que Dieu nous appelle à lui.

M. COBARD, à pan.

Ah! le scélérat!

PHILIPPE

11 y a eu du bruit à la ville, aujourd'hui, des malheurs peut-être...

M. GODEAU , l'inteiTompant.

11 n'y a point eu de malheurs , monsieur.

M. COBARD.

Il y a eu des bonheurs, voilà tout, monsieur.

M. DUMEURIER.

Laissez donc parler.

PHILIPPE

Excusez-moi, messieurs , si je me suis servi d'un mot qui vous a blessés...

m"'" AUZET, à part.

Ah ! il est bien poli !

PHILIPPE

Je suis lin vieux soldat d'Egypte qui ne connaît pas les usages du monde, et croyez bien que je n'aurais jamais pris sur moi de vous ren dre une visite , si je n'y avais été forcé. Mettezvous à ma place, messieurs, je suis au moment d'apprendre une bien mauvaise nouvelle. Je suis seul dans une campagne avec cette pauvre femme , j'avais besoin de compagnie et de secours , j'en ai clierché chez mes voisins. Aije mal fait ? (il pleure. )

m"' DUMEURIER, attendrie.

îNon, non, monsieur.

m'" auzet.

Oh ! mon Dieu ! il pleure? pauvre homme!

( Les deux dames se rapprochent de lui.) m"' DUMEURIER , émue.

Avez-vous besoin de quelque chose... d'une goutte de vin? d'un bouillon?

W"" AUZET.

Ah ! oui , justement il nous reste du bouillon j ça vous fera du bien... Je vais vous le chercher.

M. CANTOL, à M. Godeau.

Elles sont folles ces femmes !

M. GODEAU

Ail 1 si ma femme était à leur place , comme elle ferait courir ce bonapartiste ! Qu'il vienne chez moi !

PHILIPPE , retenant M"^" Auzet.

Non, noil, merci, madame, je n'ai besoin de rien, de rien. Seulement, si vous savez quelque chose sur M . Angles , que ce soit bon ou mauvais , je vous en conjure , dites-le-moi.

M. DUMEURIER.

Nous ne savons absolument rien , rien.

PHILIPPE

Bien sur, au moins ?

m"' dumeurier.

Oh! rien... Demain nous saurons quelque rhose.

Demain !... jNous y sommes à demain.

M. DUMEURIER, bas à M»-" Auzet.

Allez ôter ce buste du roi , ça lui fait de la peine, peut-être...

M"^" AUZET, naïvement au vieillard.

Ça vous fait de la peine de voir le buste du roi là?

M. DUMEURIER , la poussant du coude.

Imbécile !

PHILIPPE , souriant.

Non , laissez tout , ne dérangez rien pour moi . inadame , je vous en prie.

M . C.AMOL , à Cobard et Godeau.

Ah ! qu'ils viennent me demander l'absolution , samedi, je les attends... ces filles de Loth !

PLILIPPE.

Je ne veux pas vous gêner plus long-temps, puisque vous ne savez rien de la ville.. .

M. DUMEURIER.

Nous savons bien quelque chose... mais sur M. Angles nous ne savons rien... Dès qu'il fera jour , je vous promets d'envoyer Antoine... Tenez, j'entends sa voix... Oui, c'est lui : il revient de la ville en chantant.

m'"''" AUZET , ouvrant la croisée du salon.

Antoine , est-ce vous ?

ANTOINE, au dehors.

Oui, oui , c'est moi.

M"" DUMEURIER.

Bon ! nous allons avoir des nouvelles.

M. DUMEURIER , bas à sa femme.

S'il en a de mauvaises pour Angles, marche-lui sur le pied.

m"" DUMEURIER.

Ah ! oui.

( Entre Antoine. )

ANTOINE

M. Godeau est-il ici ?

M. GODEAU, effrayé.

Oui, que me veut-on?

ANTOINE

Moi, rien; c'est votre femme qui vous veut; elle vous croit à la bataille avec M. Cobard. Savez-vous !... Madame Godeau m'a fait perdre une grosse demi-heure à parler sur les affaires de la ville , sans cela j'aurais été plus tôt ici... Et puis j'avais une commission pour les amis du voisin ; mais j'ai frappé à la porte vingt fois 5 il n'y a personne...

PHILIPPE , ie levant.

Vous venez de chez nous?...

ANTOINE, étonné.

Ah I vous voilà ici 1...

m" dumeurier.

Oui, oui. Pauvres gens, ils sont bien inquiets...

ANTOINE

Eh bien! ne vous inquiétez plus, mon vieux camarade , M. Angles est plein de vie , il se porte aussi bien que moi , je viens de le quitter...

PHILIPPE , pleurant.

Dieu soit loué !

(Toinette se jette à genoux en pleurant, et baise les mains de M"« Dumeurier et de M"-" Auzet.)

m""" auzet, attendrie.

Relevez-vous , relevez-vous , ma bonne.

ANTOINE

Pour ne pas vous mentir , je vous dirai que M. Angles l'a échappé belle ; mais j'étais là , moi , je ne l'ai pas quitté d'une semelle...

M. COBARD.

Ah! c'est toi qui lui a sauvé la vie...

Oui, ouij^ c'est moi, monsieur, qu'avez-vous à dire? voyons.

M. COBARD.

Rien.

ANTOINE

Eh bien! taisez-vous... Pour vous finir l'histoire... Je l'aurais bien amené avec moi ici, mais il y avait du danger; je l'ai laissé avec une quarantaine de braves gens comme moi qui l'ont conduit au fort.

PHILIPPE

Au fort!

ANTOINE

Ne vous effrayez pas... Oui, au fort... il fallait laisser passer les premiers momens de rage. Il sera plus tranquille au fort que chez lui, et demain, j'irai vous le chercher j vous l'embrasserez demain, mon vieux.

M. DLMEURIER.

Antoine , tu t'es comporté en brave garçon , en bon chrétien...

CANTOL, d'un ton solennel.

Monsieur Dumeurier , c'est pour la der-

nière fois que je mets les pieds chez vous

Mademoiselle Auzet, dites à Claire de prendre mes effets dans la chambre de réserve.

M. DUMEURIER.

Monsieur Cantol, je ne crois pas avoir dit ou fait quelque chose qui puisse vous fâcher.

M. CANTOL.

Yous avez donné dans le vuide.

M. GODE AU

Ah ! et de quelle force!

M. DUMEURIER.

Je ne vous comprends pas.

M. CANTOL.

Vous êtes une idole d'Égy[)te , aiires habent etnonaudient.

m"" AUZET.

Ah! Sainte- Vierge ! est-ce que nous aurions fait des péchés?

M. CANTOL.

Irrémissibles ! si vous désespérez de la miséricorde de Dieu.

PHILIPPE

Si c'est pour moi que vous allez vous brouiller ici, je me retire... Venez, Toinette. \

M. COBARD, bas.

Bravo, monsieur Gantol, courage, ditesleur encore quelque chose...

ANTOINE

Oui , oui , allez-vous-en, mon vieux, et vous aussi, grand'mère ; attendez je vais vous accompagner... Bien, vous avez une lanterne, je vais l'allumer , nous y verrons mieux. Vous êtes tranquilles maintenant, pas vrai?

PHILIPPE

Oh! tout-à-fait... mais que de peine nous vous donnons!

ANTOINE

Bah! c'est ma vie, moi! laissez-moi faire ; dormez bien , et demain en vous réveillant, je

vous apporte sous mon bras M. Angles; mais dites-lui de se faire royaliste...

( On entend en dehors des chants et des cris confus.)

Oh! oh! attendez...

AI. COBARD.

J entend crier vive le roi! ( il crie ) Vive le roi ! venez, venez, allons faire la Farandole sur Taire.

PHILIPPE , à M. Dujneurier.

Nous ne risquons rien ici chez vous?

M. DUMEURTER.

Rien du tout.

m" dumeurier.

Ah ! il faudrait peut-être faire monter monsieur.

M. dumeurier.

C'est inutile.

ANTOINE, à la fenêtre.

il sont là ; il fait si noir nuit , que je ne puis pas en reconnaître un seul... Faut-il ouvrir la porte, monsieur Dumeurier?

M. CANTOL.

Je vais leur ouvrir moi... Il faut purifier l'air du salon.

( Il sort. ) M. DUMEURIER.

Ne dirait-on pas qu'il est chez lui ce M, Cantol?

Ah! Dumeurier! point de mal des prêtres.

M. COBARD, à M. Godeau.

Laissez entrer les amis , et nous allons faire enrager M. Dumeurier, et ce vieillard de la chaste Suzanne.

M. GODEAU

Oui, oui, je ne pars pas exprès.

(Entrent des volontaires royaux; au milieu, l'Etranger et M. Cantol. En tête un enfant qui porte au bout d'un bâion l'habit ensanglanté d'Angles.)

l'Étranger.

p^Lçe le roi!... Monsieur Dumeurier, j'ai tenu parole, reconnaissez-vous cet habit?

(L'enfant jette l'habit devant Philippe.)

PHILIPPE

L'habit d'Angles!

ANTOINE

Malédiction ! où est Angles?

l'étranger, souriant.

Les chiens de bouchers l'ont déjà mangé ton Angles.

(Toinette évanouie est emportée par deux volontaires hors du salon , Philippe garde un silence d'effroi , les veux fixés sur la dépouille sanglante d'Angles. Antoine, les bras croisés , et muet d'indignation, contemple V Etranger.)

M. DUMEURIER , furieux.

Sors d'ici, assassin , sors , brigand.

m"* DUMEURIER , sanglottant.

Us l'ont assassiné ! oh ! les maudits de Dieu!

M''" AUZET.

Otez-vous, ôtez -vous, vous nous faites peur!

(Elle se laisse tomber sur le sopha à côté de M"' Dumeurier. ) M. CANTOL.

Prenez garde, mesdames...

M. DUMEURIER.

Pas un mot de plus, monsieur Cantol...

M. CANTOL,

Malheureux vous élevez la voix contre l'oint

du Seigneur...

l'étranger.

Laissez-les dire , laissez... (à la troupe.) chantez, vous autres , chantez , ce salon est à vous.

(La troupe entonne le Vive Henri FV.) M. DUMEURIER, brisant la table de jeu.

Tenez, voilà votre table de jeu. On ne jouera plus.

m'" AUZET d'une voix étouffée.

Non, non plus... Oh! mon Dieu! pardonneznous.

m"' DUMEURIER, sanglottant.

Ils l'ont assassiné ! Antoine, ôtez cet habit de là , ôtez-le.

ANTOINE, froidement, toujours les bras croisés.

Ce n'est pas l'habit qu'il faut ôter , ce n'est pas l'habit.

M. DUMEURIER , au comble de la fureur.

Tas d'assassins, sortez d'ici, sortez.

M. COBARD.

Monsieur Dumeurier, ménagez vos...

M. DUMEURIER.

Je ne ménage rien ; je suis chez moi , sortez vous le premier, Cobard, sortez.

ANTOINE

Allons , hut sortez.

M. COBARD.

Écoutez...

ANTOINE

Sors, carlin.

(M. Cobard et M. Godeau se sauvent. )

l'Étranger, froidement.

Et moi qui me fera sortir?

M. DUMEURIER.

Ah ! par exemple ! moi je te ferai sortir, moi, sors assassin , tu as déshonoré le nom de roya-

liste ; tu as trempé tes mains dans le sang de tes frères en Jésus-Christ...

M. CANTOL.

Dans le sang des ennemis^de Dieu et du roi ; il a bien fait!

(Les deux dames poussent un cri d'horreur et se couvrent les yeux avec les mains.)

M. DUMEURIER.

11 a bien fait? et vous direz la messe demain, monsieur Cantol, et l'âme ne vous tremblera pas... Sortez tous, vous dis-je , allez boire des carafFesde sang, allez manger des entrailles de chrétiens...

L ETRANGER , reconnaissant Philippe assis.

Oh! oh! le voilà! voilà l'autre brigand. — Camarades, saisissez ce vieux et trainez-le dehors.

(Les deux dames se lèvent en poussant de grands cris et embrassent le vieux invalide , M. Duraeurier et Antoine des chaises à la main le couvrent de leurs corps. Une rixe terrible s'engage. L'invalide est arraché de vive force par les volontaires et emporté hors le salon. On entend un coup de feu dans le vestibule. L'Etranger rentre en criant :

En voilà encore un ! on va jeter son cadavre dans ton puits, Dumeurier.

(Antoine et M. Dumeurier donnent des soins à M"' Dumeurier et à sa belle-sœur évanouies sur le parquet, et les déposent sur le sopha. M. Cantol est assis, et parait indifférent à ce qui se passe.)

CLAIRE , entrant.

Ah! bonne mère! quel jour de malheur!

monsieur Cantol, monsieur Cantol', venez vite à la cuisine , la vieille Toinette va mourir, elle demande un prêtre.

M. CANTOIi, froidement.

J'y vais...

(Il sort avec Claire.) l'étranger , frappant sur l'épaule d'Antoine.

A nous deux à présent, camarade, tu m'a traité d'assassin; eh! bien regarde. ..Voilà deux pistolets chargés, je puis t'assassiner, et je ne le fais pas , tu vois que je suis un brave homme.

ANTOINE, d'une voix étouffée.

Brigand !

l'étranger.

A présent, tu vas sortir avec moi... Tiens, choisis... Quel pistolet prends-tu? nous allons nous voir de près , à six pas.

ANTOINE , prenant un pistolet.

C'est ce que tu as fait de mieux dans ta vie, viens.

l'étranger.

C'est un duel à la lampe...

(Il s'approche d'un guéridon, prend une lampe, et fait signe à Antoine de prendre l'autre.)

INous y verrons clair comme ça.

ANTOINE , une lampe d'une main et le pistolet de l'autre.

Viens , brigand !

M. DUMEURIER , il quitte un instant les deux dames et crie :

Antoine , Antoine , ils vont t'assassiner !

ANTOINE

Impossible! ils n'oseraient pas.

(Antoine et l'Etranger sortent: une seule lampe éclaire le salon.)

M. DUMEURIER.

Ah! voilà ma femme qui revient à elle.. Marie ! Marie !

m"' DUMEURIER, d'une voix sourde.

Les assassins! les assassins! mon Dieu, pardonnez-leur !

M. DUMEURIER.

Oh! jour de malédiction!

(On entend sur la terrasse plusieurs coups de feu.) M"' DUMEURIER , se levant.

Sainte-Marie !

{ La tête pâle d'Antoine paraît au niveau de la croisée. ) ANTOINE , d'une voix éteinte.

Monsieur Dumeurier, monsieur Dumeurier !

M. DUMEURIER.

Antoine! Antoine!

ANTOINE , avec effort.

Priez pour moi, ils m'ont assassiné !

(La tête disparaît.)

M. DUMEURIER.

Miséricorde ! !

( Il se laisse tomber à coté de sa femme, en disant : )

25 juin i8i5

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