‹ L'assistance des aliénés en ÉcosseChapitre 4 sur 14 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Gartnavel Royal Asylum (Gli

D"^ Yellowlebs, superintendent

L'Ecosse, avons-nous dit, est singuliè risée en ce qui concerne Torganisalion d< traitement de l'aliénation. Les malades i réclament, les secours de l'asile sont tous des asiles publics, où aucun profit ne peu leur maintenue. 90 pour 100 des placen se font dans des asiles royaux, où auci propriétaire n'est en jeu et où l'Adminis obsédée par aucun souci de dividende.

Ces asiles royaux sont au nombre de c nés dans tout le pays : Aberdeen, Dunde Edimbourg, Glascow.

Ce sont tous des institutions publique qu'ils font partie du domaine national, q teurs en sont appointés et qu'aucun profit peut être tiré de leurs revenus.

Ils sont privés en ce sens que les ma soustraits à la curiosité publique et en relèvent ni des fonds publics, ni de l'État ment d'im budget spécial d'assistance.

Historiquement, ils durent, à leur fon puyer largement sur la bienfaisance priv n'ont plus besoin de cet appui et peuven vivre d'eux-mêmes. Ils correspondent, jus

tain point, au « Liinatic Hospital » anglais, mais ils font plus pour les petites classes mo^^ennes, car ils visent surtout Tassislance des masses plutôt que d'être les luxueuses retraites d'un petit nombre.

Le « Glascow Royal Asylum » peut être pris comme le type de ces institutions écossaises. Son histoire ressemble plus ou moins à celle de tous les autres ; elle montre que sa création fut due à la philanthropie d'un homme, Robert M'Nair de Belvidère, qui fut longtemps receveur des douanes de Sa Majesté ^Ji Leith.

Ayant été directeur de la maison des pauvres de la ville, il fut touché de la situation misérable des aliénés qui, au commencement du siècle, quelle que fût leur position sociale, étaient enfermés dans des cellules de l'hospice des pauvres, aux bords de la Glyde.

Gomme l'amélioration de ces cellules était impossible, il songea à leur procurer ailleurs des soins et un traitement meilleurs. Après plusieurs années de sollicitations personnelles, il réunit 7000 livres; la première pierre fut posée en 1810. En 1814, dix ans après que M'Nair eut commencé son œuvre, l'institution Gartnavel fut officiellement inaugurée par le prévôt de la ville et ses magistrats. La direction fut confiée (elle Test encore) à quatorze représentants des grands corps de la Gité, à huit des principaux souscripteurs et aux médecins de l'asile. L'institution en fut, dix ans après, définitivement confirmée par charte royale. Longtemps elle fut considérée comme un modèle d'asile et jouit de la plus grande réputation. Avec le temps, elle devint insuffisante. Les remaniements et les agrandissements successifs, joints à l'extension de la ville alentour, en altérèrent le caractère primitif.

En 1841, d'importantes modifications furent jugées urgentes ; un nouvel emplacement, à 3 milles du centre de la ville, fut choisi; les locaux primitifs passèrent à

la direction hospitalière et l'asile dans sa situation acluelle, à Gar bourgs, à l'ouest de Glascow.

La consLruction est du style i occupe une position dominante, i avec les jardins, occupe une supe a deux constructions distinctes : j de classes élevées et pour les ind rattachent celles des services gén( tration. Les plans sont dus à Gha exécutés sous la direction du doc qui l'architecte avait, au préala principales institutions analogue France, conformément au désir d

Lés constructions sont plus ce jours, mais elles étaient fort en a laquelle elles furent élevées, il 2 ans. Actuellement encore, elles comparaison avec bien des asiles

Ginq cents malades y sont bos pensionnaires jusqu'à 400 livres ]

L'histoire d'un asile datant de à plus d'un point de vue.

G' est ainsi qu'on retrouve, da ments, dès 1814, la défense absol de frapper ou injurier les malades à l'isolement, aux privations, aux p sans l'ordre exprès du médecin, irriter le malade est également dé

« Aucun gardien ne doit avoi rancune ; il doit considérer les n rement incapables de se maîtrise attention à leurs sarcasmes ou à même tendresse doit être témoigE comme aux plus dociles. Un re

ent eo ce qui concerne du temps sur le pan

prendre régulièrement lution de chaque cas.

être encouragés à s'apj DU à d'innocents amusen ^ront prendre un exerc , toutes les fois que le t lir. »

ipport signale de forte în disant qu'elles procèd tout soit sacrifié au coi

que Ton puisse faire W en admettant le System ible pendant des heure surveillant est obligé d établissement d'assislam ible, l'asile deviendrai deviendraient méchants ie guérison se réduiraiei X insuffisante quand e capable de rendre aux ] )rmale et d'apaiser le

?nts, un exercice et un ) calme et le contentei s de fileuses, tricoteus 3 de tisserands ont été t récompensé de son trs gagné, qui est placée lom.

s écrivent des poésies, t] u font des lectures pi

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5S, près d'eux, afin qu'ils f

mis. Une salle de billard e

à la liste des amusements

l'on a à obtenir des rens(

alades arrivant à l'asile es

vice divin, avec sermon, e

te encore les avantages di :*t des patients sont occup jrdinage est recommandé { ax pensionnaires, ippartemenls séparés sont IX ; là, ils peuvent selivr isibles à im homme libre ment que nécessite leur él )rigines de Tlnstilution, maintes circonstances, et \ lignes essentielles, les pri ement moderne de l'alién; , médecin de l'asile à cet aneur. Il est vraiment to lanlhropie éclairée et cet pganisateurs primitifs don l'époque, doivent donner de notoriété, qui proclam it découvertes qui ne soni larquées.

lecteur Balmano, médecin ghorn, écrit que le trail trefois. On s'attache actu

iberté individuelle la pi

travail de chaque malade.

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iterque, bien que nous ayons affaire e nombre des travailleurs est conaalades sur 355 sont journellement

ou aux jardins.

proportion respectable de 58 pour soit plus de la moitié.

>us considérons le nombre des gar-

celui des malades, nous trouvons ir 476 aliénés, soit 25 pour 400.

s chefs d'ateliers logés au dehors, le travail des malades pendant le i7 sur 476, soit 28 pour 100, c'est-

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