ÉTABLISSEMENTS
traitement
médico-
pédagogique
sans
traitement
spécial
Aude
Asile de Limoux
Bouches-du-Rhône
Asile Saint-Pierre
Allier
Asile de Moulins
Deux-Sèvres
Asile de la Providence
Loiret
Quartier hospice Orléans
Loir-et-Cher
Asile de Blois
Ille-et-Vilaine
Asile de Rennes
Jura
Asile Saint-Ylie
Oise
Asile de Clermont
Maine-et-Loire
Asile Sainte-Gemme
Var
Asile de Pierrefeu
Institutderedressementphy-
Yonne
jsique et intellectuel de Quar-J
ré-les-Tomhes et Avallon
Pas-de-Calais
Asile hospice Saint-Venant
Vendée
Asile La Roche-sur-Yon
Nord
Asile d’Armentières
Marne
Asile de Chàlons
Orne
Asile d’Alençon
Seine-Inférieure
Asiles de Saint-Yon et Quatre Mares
Ilaute-Vienne
Asile de Limoges
Meurthe et-Moselle
Asile de Nancy
Rhône
Asile de Bron
Etablissements privés. — Il existe dans les départements de la Seine et de Seine-et-Oise plusieurs établissements destinés surtout aux enfants de famille aisées, et cpii sont organisés pour le traitement médico-pédagogique : Y Institut médico-pédagogique de Vitr y-sur- Seine (Bourneville), Y Institut des Enfants arriérés d'Eaubonne (Langlois et Chabert, Y Institut de Créteil (Bérillon et Quinque) pour vicieux et nerveux, Y Ecole Théophile Roussel , à Montesson (Paul Boncour), pour anormaux
légers. Enfin, pour être complet, il faut signaler, à Paris, trois dispensaires médico-pédagogiques privés où sont données des consultations pour enfants arriérés : le Dispensaire Philippe et Paul Boncour, le Dispensaire Théophile Roussel (Manheimer-Gornez) et le Dispensaire Bérillon. Des consultations médico-pédagogiques ont lieu une fois par semaine dans les services de Bicêtre et de la Salpêtrière.
En province, les asiles John Bost , de la Force (Dordogne), au nombre des anormaux de toutes catégories qu'ils recueillent, compteraient une centaine de dégénérés auxquels seraient appliqués le traitement médicopédagogique. L ''établissement médical de Meyzienx (Isère), dirigé par les docteurs Courjon et Larrivé, hospitalise et traite environ 40 dégénérés. L’ Institut médicopédagogique de ibfon(/hee£(Vaucluse) reçoit 60 enfants.
Récemment, un service régulier de consultations médico-pédagogiques a été organisé à Bordeaux, à l’hôpital du Bouscat, par les docteurs Régis, Délayé et Jacquin; à Lyon, par le docteur Feuilladc, à la clinique des maladies nerveuses.
Et c’est tout — si Ton néglige, comme nous avons crû devoir le faire pour les asiles d’aliénés, les établissements communaux ou maisons congréganistes, les Bon Pasteur et les asiles d’infirmes, qui recueillent de ci de là, sans classement, sans organisation spéciale, quelques idiots de tout âge et qui ne sont, en réalité, que des renferme ri es.
C’est-à-dire que — en arrondissant les chiffres comme il a été fait pour l’estimation du nombre total des enfants dégénérés et en évaluant à 3 .000 (1.000 pour la Seine, 2.000 pour la province), le nombre de ceux qui sont assistés — il y aurait lieu d'admettre que sur 1 5 .ooo enfants dégénérés existant en France, il y en a 12.000 qui sont privés de toute assistance, dont 7.000 y compris les vicieux, sont perfectibles et pourraient être améliorés ou redressés par un traitement approprié.
Quel résumé plus clair pourrait-on donner de ce chapitre que le tableau comparatif de l’assistance des arriérés dans les Etats d’Europe, d'après une statistique allemande de 1902, reproduite par Blin, déjà citée par Jacquin et qui, malgré son imprécision résultant de ce que les épileptiques y sont ajoutés aux débiles, paraît rester vraie dans son ensemble :