ES. X
Fabrettl, ibid., p. 274, n° 155. — Muratori, p. 914, 8. Romæ In via Latlna ad arcum Tiburtinum ex malvasla.
D(iis) m(anibus). Rupilio calpurniano , medico domus Augustæ ;
D(ecimus) Rupilius Telesphorianus patri b(ene) m(erenti) fecit,
qu(i) (T)ixit annis 50, me(n)sibus 8, die(bus) 10 (1).
On connaît un P. Rupilius qui, d’abord simple commis des receveurs en Sicile, devint plus tard consul, donna des lois excellentes à toute la Sicile et la délivra heureusement de la guerre des pirates et des esclaves (2). Il se peut que celui de notre inscription se rattache aux descendants de ce consul en qualité • d’affranchi ; mais rien dans ce texte ne nous autorise à préciser ni sa famille, ni l’empereur à la maison duquel il était attaché.
(1) Aux dieux mânes. A Rupilius Galpurnianus, médecin de la maison impériale; Decimus Rupilins Telesphorianus a élevé (ce tombeau) à son père très-méritant qui a vécu cinquante ans, liuit mois et dix jours.
(2) Valère-Maxime, lib. VI, cap. ix, § 8. — Cicéron, Actio 2^ in Verrem, lib. II, 13.
DES MÉDECINS DE LA MAISON DE L’EMPEREER
Je vais donner actuellement divers titres spéciaux se rattachant toujours à Fassislaiice médicale dans la maison de l’empereur.
ILLYRIVS TL CAESARIS AVG. SER. CELADIANVS MEDICVS. OCVLARIVS PIVS. PARENTVM. SVORVM VIXIT. ANNOS. XXX HIC. SITVS. EST. IN. PERPE
Cette copie est de Spon, Recherches curieuses.,.. Dissert. 27e. Romæ in vinea Cesarini. — Fabretti, p. 300, b. 274, au lieu de ILLYRIVS, il met ILLVSTRIVS. — Gruter, p. 11H, 6, met TIBERIVS pour ILLYRIVS. Il accompagne l’inscription de la note suivante ; Romæ, cippus Tlburtinus effossus via Latina, 1602. Grutero Sirmondus qui vidit. — Boni (1), 2, I, p. 329, 59. — Donati, t. IR p. 320, 2. — Muratorl, p. 957, 5.
lllyrius, Ti(berii) Cæsaris Aug(usti) ser(vus), Celadianus, medicus ocularius, plus parentum suorum, vixit annos 30. Hic situs est pcrpe(tuum) (2).
Nous avons dans cette inscription une spécialité médicale bien définie : l’oculistique. J’en ai trouvé plusieurs autres plus ou moins bien déterminées dans le cours de mes recherches. Il existe, en effet, un assez grand nombre d’inscriptions concernant des affranchis d’empereurs qui pratiquaient les diverses parties de fart de
(1) Inscriptiones antiquœ. Florentiæ, 1731.
(2) Illyrius Celadianus, esclave de Tibère Gæsar Auguste, médecin oculiste, pieux envers ses parents. 11 a vécu trente ans et il est gisant ici pour toujours.
guérir. Mais je crois devoir les réserver pour d’autres chapitres, parce qu’elles ne sont pas suffisamment explicites sur les attributions des personnes, en ce qui est relatif au sujet qui m’occupe en ce moment. D’ailleurs, celles que je viens de donner me paraissent bien suffisantes pour démontrer sans réplique que l’assistance médicale était largement exercée envers le personnel de la maison impériale.
Cependant, il resterait une lacune si je ne faisais pas mention ici de quelques femmes portant le titre de rnedica et à' obstetrix , et qui étaient attachées en ces qualités au service de la maison de l’empereur. Ce serait trop m’écarter de mon sujet que de discuter en ce moment la question de savoir si le titre de rnedica était ou non synonyme de celui dJobstetrix. Cette discussion viendra plus tard. Je me contente de constater la présence de ces femmes et leur assistance médicale dans la domesticité impériale :
No 21.
SEGVNDA
LIVILLAES