IH. — L'AUXILIAIRE MEDICAL
Le corps des auxiliaires médicaux a été créé en 1904.
L’auxiliaire médical est placé sous la surveillance du
médecin de colonisation. Il est chargé de distribuer ?t
d’administrer les médicaments, de faire les pansements:
et de pratiquer les vaccinations.
HS LINEIRMIERE VISITEUSE
Le corps des infirmières visiteuses coloniales a été
créé en 1926.
L'infirmière visiteuse est un auxiliaire indispensable
du médecin dans la protection de la mère et de l'enfant.
Lors de sa formation à l'hôpital Parnet elle a reçu
une éducation essentiellement pratique.
Certaines infirmières visiteuses sont sages-femmes (celle de Morris, dans la plaine de Bône).
Elles peuvent alors assurer l'assistance complète de
la femme en couche.
Ne I OBSTEMRIOUENCRHEZSRESAIRE DIGENES.
1) L'accouchement normal. —
Les statistiques qui précèdent montrent que le méclecin de colonisation ne fait presque pas d’accouchements normaux chez les femmes arabes. Celles-ci n'aiment pas (se montrer » au docteur ; elles préfèrent accoucher dans leur gourbi aidées, si l’on peut ains! s'exprimer, soit par quelques vieilles femmes de la
famille, soit par une matrone.
Lorsque l'accouchement se passe normalement, la ou les accoucheuses se contentent de pratiquer de multiples touchers avec des mains d’une propreté plus que douteuse, et d’enduxre d’huile, de miel ou de beurre le vagin de la parturiante pour aider, disent-
elles, la descente de l’enfant.
Quand ce dernier est né, la ligature du cordon se fait avec un bout de ficelle ou de chiffon.
HI. — La délivrance.
Lors de la délivrance certaines matrones. les moins dangereuses, se contentent de tirer assez
fortement sur le cordon en appuyant sur
ne
l'utérus. D'autres, après avoir enduit leur bras de l'huile traditionnelle, vont chercher le délivre dans l’utérus. D'autres encore pratiquent la délivrance par tracton continue en attachant un poids au cordon.
On comprend aisément le nombre impressionnant d'infections puerpérales causées par cette asepsie rudimentaire. En deux ans, dans le service de chirurgiefemme de l'Hôpital de Bône, nous avons vu 34 cas d'infection puerpérale chez la femme indigène ; 7 sont mortes. Ce chiffre permet d'imaginer celui beaucouv plus élevé des malheureuses qui meurent dans leur
gourbi.