‹ L'Assistance Obstétricale dans la Région de BôneChapitre 15 sur 38 · LE NOURRISSON · texte numérisé non relu

LE NOURRISSON

Dès sa naissance, après ligature du cordon, on le tient la tête en bas pour lui faire expulser les glaires qu'il a avalées ou respirées, on lui enduit la bouche de henné pour éviter la perforation du voile du palais. On ne le baigne pas et on le ligote dans des chiffons sales.

Sa mère le nourrit elle-même ; si elle n’a pas de lait une parente ou une voisine veut quelquefois s’en charger, sinon on l’allaitera au lait de vache ou de

chèvre.

On lui donne à téter chaque fois qu'il crie.

De cet examen de l’Assistance obstétricale dans la plaine de Bône, nous pouvons conclure que celle-ci

présente 3 lacunes principales :

1° Absence d'éducation obstétricale de l'élément indigène.

2° Misère des hôpitaux auxiliaires et des infirmeries indigènes.

3° Absence de moyens d'évacuation rapide sur l'hôpital de Bône.

A BONE. — L'’Assistance obstétricale est assurée à Bône, par 4 sortes d'institution.

1° Le médecin communal ;

2° L'œuvre de la Croix Rouge ; 3° Les bons d'accouchement ;:

4° La Maternité de l'Hôpital.

Nous allons voir dans les chapitres suivants comment

fonctionne chacune de ces institutions.

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